Le procès criminel de Gilbert Rozon reporté à octobre

Gilbert Rozon
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Gilbert Rozon

Le procès pour viol et attentat à la pudeur de l’ex-magnat de l’humour Gilbert Rozon a été reporté au mois d’octobre en raison de la pandémie de la COVID-19.

Le procès, prévu pour durer cinq jours, se tiendra du 13 au 16 octobre, ainsi que le 6 novembre.

Avec la pandémie de coronavirus, les palais de justice ont été fermés jusqu’à cette semaine. Les activités ont repris graduellement la semaine dernière avec d’importantes mesures pour assurer le respect des règles sanitaires.

« On peut dire que [le dossier de M. Rozon] suit le même cheminement que la plupart des dossiers qui étaient fixés depuis le début des mesures particulières entourant la pandémie », avait indiqué le procureur de la Couronne, Me Bruno Ménard.

En décembre 2018, le fondateur de Juste pour rire a été accusé de viol et d’attentat à la pudeur pour des gestes qu’il aurait commis il y a 39 ans, alors qu’il était âgé de 24 ans. Selon l’acte d’accusation, les événements se seraient produits entre le 1er juin et le 21 septembre 1979, à Saint-Sauveur, dans les Laurentides.

Le producteur de 65 ans avait réagi aux accusations dans une déclaration écrite en indiquant qu’il entendait se défendre. « J’ai appris […] le dépôt d’accusations à mon encontre concernant un dossier présumé datant d’il y a près de 40 ans. Je vais continuer à me défendre devant la justice et réserve tout commentaire pour cette instance », a-t-il écrit.

La victime alléguée ne fait pas partie des neuf femmes qui avaient raconté au Devoir, ainsi qu’au 98,5 FM, avoir été victimes de harcèlement et d’agressions sexuelles de la part de M. Rozon dans la foulée du mouvement de dénonciation #MoiAussi, en octobre 2017.

Vague de dénonciations

En décembre 2018, après plus d’un an d’enquête, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) avait confirmé avoir examiné les dossiers de 14 présumées victimes de l’homme d’affaires dans la foulée du mouvement #MoiAussi.

Après trois jours à les rencontrer tour à tour, le DPCP avait annoncé à une seule d’entre elles que sa plainte était retenue.

M. Rozon est également visé par une action collective intentée par Les Courageuses, un groupe d’une vingtaine de présumées victimes. Celles-ci lui réclament 10 millions en dommages punitifs seulement.

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