La vague de chaleur tire à sa fin au Québec

Des dizaines de Montréalais ont décidé d’écouler leur après-midi les deux pieds dans l’eau, dimanche, à la plage de Verdun.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Des dizaines de Montréalais ont décidé d’écouler leur après-midi les deux pieds dans l’eau, dimanche, à la plage de Verdun.

Alors que la période de chaleurs intenses tire à sa fin au Québec, dans les provinces maritimes et aux États-Unis, des températures caniculaires s’apprêtent, en début de semaine, à toucher l’Europe.

Dimanche après-midi, les avertissements de chaleur pour le sud et le centre du Québecn’étaient plus en vigueur sur le site d’Environnement Canada. Aucun record de chaleur n’a d’ailleurs été enregistré durant la fin de semaine.

En raison d’orages, dimanche matin, certaines artères de l’est de Montréal ont toutefois été inondées temporairement. Deux bretelles d’accès entre les autoroutes 25 et 40 ont provisoirement été fermées, pour être réouvertes vers 8 h 30, selon un porte-parole du ministère des Transports du Québec.

La province peut s’attendre lundi « à des températures et à un taux d’humidité beaucoup plus confortables », dans les moyennes saisonnières, explique Catherine Brabant, météorologue pour Environnement Canada. « Il y a un front froid qui s’approche, donc les températures vont diminuer », prédit-elle.

Un système dépressionnaire frôlera toutefois la région de Montréal. « Il y a des probabilités d’averses lundi en après-midi et en soirée », explique Mme Brabant, en estimant qu’il était toutefois trop tôt, dimanche, pour évaluer le risque d’orages.

Les provinces maritimes connaîtront elles aussi un répit, dès la nuit de dimanche à lundi. Le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse ont eu droit eux aussi à des valeurs d’humidex dépassant 35. Dimanche soir, seuls des avertissements d’orages violents étaient en vigueur pour une grande partie de la Nouvelle-Écosse.

Aucun décès lié à la vague de chaleur n’a encore été rapporté aux autorités, selon une porte-parole de la Santé publique régionale. D’après elle, la région montréalaise n’a pas connu une hausse du taux d’hospitalisation. L’an dernier, le nombre de décès attribuable à la chaleur s’était élevé à 66.

Plusieurs morts aux États-Unis

Chez nos voisins du sud, plusieurs endroits ont connu des records de chaleur, notamment les villes de Manchester dans le New Hampshire et Atlantic City au New Jersey, ainsi que l’aéroport John F. Kennedy à New York.

La canicule a été mise en cause dans la mort d’au moins six personnes, dont trois au cours de la fin de semaine, selon plusieurs médias. L’ancien footballeur américain Mitch Petrus est décédé d’une attaque alors qu’il travaillait à l’extérieur du magasin familial, jeudi, en Arkansas, selon le médecin légiste du comté de Pulaski. La chaîne CBS rapporte que quatre des victimes sont mortes dans le Maryland, et une en Arizona.

La canicule fera toutefois place aux précipitations — avec des risques d’orages violents et d’inondations — en début de semaine au pays de l’oncle Sam.

L'Europe aura chaud
Par ailleurs, une autre vague de chaleur est prévue sur une large partie de l’Europe cette semaine. En France, le Sud-Ouest, des Pyrénées-Atlantiques jusqu’à la Corrèze, et le Centre-Est, de la Vendée jusqu’en Savoie, seront les premières régions qui connaîtront la canicule, lundi. Les températures y avoisineront les 40 degrés. Ces régions auront droit à une hausse « spectaculaire » des températures maximales, d’une dizaine de degrés d’un coup.

Les températures élevées s’étendront à « une grosse partie de la France », entre mardi et jeudi, d’après les services météo. À Paris, Météo-France prédit que le mercure oscillera autour de 35 degrés mardi.

« Globalement, cette canicule sera moins intense que celle de juin. Nous n’attendons pas de pics de chaleurs à 45, 46 °C, mais les régions au nord de la Loire seront cette fois beaucoup plus concernées », a annoncé Météo-France à l’AFP. « On s’attend, pour mercredi et jeudi, à quelques records sur ces départements », ajoute l’organisme. La pointe et la côte nord de la Bretagne seront les seules régions épargnées par la canicule.

L’Hexagone a connu le mois de juin le plus chaud jamais enregistré dans le monde en juin dernier. Ce record est dû à une première canicule notable en Europe, d’après les données du service européen Copernicus sur le changement climatique.

Avec l’Agence France-Presse et La Presse canadienne