Rassemblement estival pour la planète samedi à Montréal

Des étudiants marchant afin de demander des actions concrètes des gouvernements pour lutter conttre les changements climatiques, le 15 mars dernier à Montréal
Photo: Ryan Remiorz La Presse canadienne Des étudiants marchant afin de demander des actions concrètes des gouvernements pour lutter conttre les changements climatiques, le 15 mars dernier à Montréal

Des manifestants sont attendus samedi après-midi au parc du Mont-Royal, à Montréal, pour maintenir la pression sur les gouvernements dans la lutte contre les changements climatiques. « La planète ne prend pas de vacances », souligne leur thème, et eux non plus.

Pour la toute première fois, le mouvement international Extinction Rébellion se joint à une manifestation commune des collectifs locaux La Planète s’invite au Parlement, La Planète s’invite à l’Université et Pour le futur.

François Geoffroy, porte-parole du mouvement La Planète s’invite au Parlement, reconnaît que la réponse du public pourrait être plus modeste que lors des rassemblements du printemps, mais l’objectif est surtout d’assurer une continuité durant l’été.

« On s’adresse à la fois au gouvernement Trudeau et au gouvernement Legault. Le message clair qu’on veut leur envoyer, c’est que les projets d’exploitation des énergies fossiles doivent cesser immédiatement », résume M. Geoffroy, qui s’en prend particulièrement à l’oléoduc Trans Mountain et au gazoduc GNL-Québec.

Du côté des jeunes, le coporte-parole de Pour le futur Montréal, Albert Lalonde, insiste sur l’importance de marteler le message, et il souligne que le nombre n’a en fin de compte pas vraiment d’importance.

« Qu’on soit beaucoup ou non, il y a un consensus scientifique mondial. Il y a juste une seule bonne réponse à ce qu’on peut faire. Qu’on soit 200 000 ou 15 000, les faits demeurent et les gouvernements doivent agir », déclare celui qui vient de terminer ses études secondaires et qui s’apprête à passer le flambeau.

Le regroupement Pour le futur était derrière l’organisation des grèves du vendredi dans les écoles secondaires.

Automne mouvementé

Si les groupes écologistes souhaitent simplement maintenir la pression pendant la période des vacances estivales, on peut s’attendre à ce qu’ils redoublent d’efforts à la rentrée.

« Il y a beaucoup de choses de prévues cet automne, prévient François Geoffroy. Il y a déjà quatre syndicats qui feront des votes de grève cet automne. L’idée, c’est que les syndicats commencent tranquillement à rejoindre le mouvement de grève lancé par les étudiants », révèle-t-il.

Les collectifs engagés dans la lutte contre le réchauffement climatique visent à poursuivre leur lutte avec une escalade des moyens de pression.

« On a essayé les manifestations, on a essayé les grèves. Jusqu’à maintenant les gouvernements nous trouvent  “cutes”  et réagissent assez peu, alors on va monter la pression jusqu’à ce que les changements se fassent », assure le porte-parole de La Planète s’invite au Parlement.

Les jeunes du secondaire aussi préparent leur rentrée militante. Si le mouvement de mobilisation a été créé dans la précipitation, Albert Lalonde promet qu’il sera plus structuré cet automne.

« En ce moment, on est moins visible, mais il y a énormément de travail qui se fait pour organiser et structurer le mouvement. Notre mouvement a été créé dans la précipitation et on veut se doter d’une structure fonctionnelle et démocratique », affirme celui qui annonce notamment une manifestation monstre le 27 septembre.

Malgré ce sentiment un peu angoissant que « parfois, le poids du monde repose sur le dos d’une poignée d’ados », le jeune militant estime qu’un réel rapport de force est en train de prendre forme. Il attend maintenant des actions sérieuses des gouvernements contre l’exploitation des combustibles fossiles.