La dynamique des crues

Jean-François Venne Collaboration spéciale
Les changements climatiques pourraient réduire l’importance des crues printanières ou devancer celles-ci dans les grands bassins versants.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les changements climatiques pourraient réduire l’importance des crues printanières ou devancer celles-ci dans les grands bassins versants.

Ce texte fait partie du cahier spécial Inondations

« La taille des bassins versants joue un rôle majeur dans la dynamique des crues et les risques d’inondation », explique Émilie Charbonneau, ingénieure à la CMM.

Un bassin d’une grande superficie fournit un important apport en eau dans la rivière lorsque la neige fond. C’est pourquoi les grandes rivières connaissent leurs principales crues au printemps.

Les précipitations, phénomène plus local, ont moins d’impact sur les grands cours d’eau puisqu’elles ne tombent pas simultanément sur tout le bassin. En revanche, lorsqu’elles tombent abondamment sur l’ensemble d’un petit bassin, elles deviennent un apport en eau important dont l’effet se fait sentir rapidement. C’est ce qui provoque les crues subites.

Les changements climatiques pourraient diminuer ou devancer les crues printanières dans les grands bassins versants, en multipliant les redoux hivernaux qui font fondre une partie de la neige avant le printemps. Toutefois, la plus grande fréquence et l’intensité accrue des précipitations extrêmes pourraient augmenter la fréquence des crues subites dans les petits bassins au printemps et en été.