Éric Salvail subira son enquête préliminaire cet automne

L’ancien animateur Éric Salvail subira son enquête préliminaire cet automne.
Photo: Pedro Ruiz Archives Le Devoir L’ancien animateur Éric Salvail subira son enquête préliminaire cet automne.

Accusé d’agression sexuelle, de harcèlement et de séquestration, l’ancien animateur Éric Salvail subira son enquête préliminaire cet automne.

Les audiences ont été fixées au 30 septembre, ainsi qu’aux 1er et 2 octobre. L’animateur de 49 ans, qui était absent lors de la brève audience mercredi, devra dorénavant être présent lors des futures procédures au palais de justice de Montréal.

« L’enquête préliminaire a un rôle exploratoire pour connaître la preuve qui sous-tend les accusations », a indiqué la procureure de la Couronne, Me Amélie Rivard.

Au total, cinq témoins devraient être entendus, dont la victime alléguée, Donald Duguay. L’identité des autres témoins a été protégée par une ordonnance de non-publication.

D’ailleurs, la plus grande partie de l’enquête préliminaire sera consacrée au contre-interrogatoire de M. Duguay. La défense entend le questionner pendant deux jours tandis que son témoignage devrait se faire en une heure et demie.

« J’insiste, c’est vraiment nécessaire », a soutenu Me Michel Massicotte, qui représente M. Salvail. C’est que la juge Nathalie Fafard s’est étonnée de la durée de celui-ci. « Vous êtes certain ? C’est long », a-t-elle souligné.

Dans les derniers jours, M. Duguay a levé le voile sur son identité. Il a accordé plusieurs entrevues dans les médias. Sans donner de détails sur son agression, il a raconté que celle-ci s’est produite alors qu’il travaillait au service du courrier de Radio-Canada avec M. Salvail.

La plainte de M. Duguay est la seule qui a été retenue par le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) contre M. Salvail.

L’enquête préliminaire a un rôle exploratoire pour connaître la preuve qui sous-tend les accusations

 

L’ancien animateur avait été arrêté le 15 janvier pour répondre à des accusations concernant des événements qui se seraient déroulés entre le 1er avril et le 30 novembre 1993.

M. Salvail ne conteste pas sa citation à procès. Son avocat a indiqué que pour l’instant, il souhaite subir un procès devant juge et jury.

À l’automne 2017, M. Salvail avait brusquement quitté la sphère médiatique québécoise après des allégations d’inconduite sexuelle révélées par La Presse+ dans la foulée du mouvement de dénonciation #MoiAussi.