Les parents d’adolescents craignent la légalisation de la marijuana

Des élèves écoutent la présentation d’une intervenante de la Fondation Jean Lapointe sur la légalisation du cannabis.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir Des élèves écoutent la présentation d’une intervenante de la Fondation Jean Lapointe sur la légalisation du cannabis.

À la porte de la légalisation du cannabis, trois quarts des parents d’adolescents du Québec se disent inquiets des conséquences sur leurs enfants de ce changement de cadre autour de la substance psychotrope, indique un sondage Léger réalisé pour le compte de la Fondation Jean Lapointe, organisme spécialisé dans la lutte contre la toxicomanie.

Le coup de sonde a été envoyé en ligne dans un bassin de 500 personnes, parents d’un enfant âgé de 11 à 16 ans, entre le 27 septembre et le 4 octobre dernier. Il met également en lumière un décalage entre la perception de ces parents et la réalité : en effet, 90 % d’entre eux croient improbable que leur enfant ait consommé du cannabis à ce jour. Or, selon l’Enquête québécoise sur le tabac, l’alcool, la drogue chez les élèves du secondaire, menée en 2013 par l’Institut de la statistique du Québec, près du quart des jeunes du secondaire consomment du cannabis.

Tout en se disant étonnée par ce résultat, la Fondation rappelle que la « légalisation du cannabis est le moment idéal pour ouvrir la discussion sur le cannabis avec son adolescent », a indiqué Anne Elizabeth Lapointe, directrice générale du volet prévention de la Maison Jean Lapointe, par voie de communiqué.

Sans surprise, à 93 %, les répondants à ce sondage ont dit qu’ils n’accepteraient pas que leur enfant mineur fume du cannabis. Huit sur dix ajoutent qu’ils sauraient reconnaître les signes d’intoxication au cannabis chez leurs jeunes.

C’est mercredi qu’entre officiellement en vigueur la légalisation du cannabis partout au pays. L’âge légal pour accéder à ce produit au Québec, dans l’une des succursales de la nouvelle Société québécoise du cannabis (SQDC), est de 18 ans.