Le premier projet-pilote de véhicules autonomes sera déployé à Candiac

En mai 2017, la Ville de Terrebonne avait annoncé son souhait de lancer un projet-pilote de véhicules «sans chauffeurs» en partenariat avec les sociétés Keolis et Navya.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir En mai 2017, la Ville de Terrebonne avait annoncé son souhait de lancer un projet-pilote de véhicules «sans chauffeurs» en partenariat avec les sociétés Keolis et Navya.

Le premier projet-pilote impliquant des véhicules autonomes dans la province depuis la récente réforme du Code de la sécurité routière sera déployé à Candiac, a appris Le Devoir.

Le ministre des Transports, André Fortin, en fera l’annonce vendredi au complexe Roméo-V.-Patenaude de Candiac, au sud de Montréal, en présence de représentants de la compagnie Keolis et de la Ville de Candiac. Les responsables de Propulsion Québec, la grappe québécoise des transports électriques et intelligents, seront également sur place.

Ce projet-pilote, dont les détails seront dévoilés lors d’une conférence de presse, sera le premier à être mis en branle au Québec depuis que le gouvernement Couillard a ouvert la porte à ce genre d’expérimentation en réformant le Code de la sécurité routière.

La nouvelle mouture du Code adoptée en avril dernier prévoit que les projets-pilotes impliquant des véhicules autonomes sont d’une durée de cinq ans, avec une possibilité de prolongation pour une durée d’au plus deux ans. Il revient au ministre des Transports d’autoriser les projets-pilotes et d’en fixer les règles et les conditions.

Grandes ambitions

L’invitation en vue de l’annonce de vendredi promet le dévoilement d’une « grande première canadienne », mais un projet-pilote impliquant des véhicules autonomes ne serait pas le premier au pays.

L’Ontario a lancé en janvier 2016 un projet-pilote de dix ans permettant de tester des véhicules autonomes sur les routes de la province à certaines conditions. Sept entreprises et organismes en ont profité, dont Uber, l’Université de Waterloo et QNX, une filiale de BlackBerry.

Selon son plan d’affaires déposé en novembre dernier, Propulsion Québec vise à faire du Québec « un leader mondial dans des segments d’activités liés aux véhicules électriques et intelligents », tout en permettant à la province de devenir « un lieu privilégié pour expérimenter ou utiliser les véhicules électriques et intelligents » d’ici 2026.

Le rapport évoquait cependant des obstacles de taille : des contraintes réglementaires ou légales à l’expérimentation, l’absence de grands donneurs d’ordres du secteur de l’automobile, le rayonnement international limité des projets québécois et la vitesse de développement d’autres pôles américains, comme Pittsburgh ou la Silicon Valley.