La Cour d’appel maintient la peine de Guy Turcotte 

Guy Turcotte lors de son second procès, en 2015, au palais de justice de Saint-Jérôme
Photo: Graham Hughes Archives La Presse canadienne Guy Turcotte lors de son second procès, en 2015, au palais de justice de Saint-Jérôme

La Cour d’appel rejette la demande de réduction de peine dont Guy Turcotte a écopé pour le meurtre de ses deux enfants. L’ex-cardiologue devra attendre 17 ans avant d’être admissible à une libération conditionnelle. 

Les juges Allan R. Hilton, Marie St-Pierre et Claudine Roy de la Cour d’appel du Québec maintiennent la peine de l’ex-cardiologue. 

Reconnu coupable des meurtres non prémédités de ses deux enfants, Guy Turcotte contestait le délai de 17 ans avant son admissibilité à une libération conditionnelle. L’ex-cardiologue demandait à ce que le délai soit réduit à « entre 10 et 15 ans ».

Son avocat, Me Pierre Poupart, avait plaidé en mars dernier que le juge André Vincent, de la Cour supérieure du Québec, n’a pas tenu compte de sa maladie mentale lorsqu’il lui a imposé sa peine en 2016.

Me Poupart avait notamment fait valoir que le juge Vincent n’a pas tenu compte de la crise suicidaire que traversait l’ancien cardiologue au moment du crime. 

« M. Turcotte n’est ni la première ni la dernière personne à perdre son conjoint. L’échec de son mariage ne peut avoir l’effet qu’il désire lui attribuer dans le processus de détermination de la peine, considérant tous les autres facteurs », écrit le juge Hilton. 
 

Le juge souligne également que la période d’inadmissibilité à la libération conditionnelle ne s’écarte pas de la fourchette de peine appropriée étant donné « la manière brutale et cruelle » dont les deux jeunes victimes ont été tuées. Il souligne également l’impact « dévastateur » sur la mère des enfants.

 

L’affaire Turcotte a ébranlé le Québec en 2009. Le 20 février de cette année-là, Guy Turcotte a poignardé ses enfants, Olivier, âgé de cinq ans, et Anne-Sophie, trois ans. Il avait aussi tenté de s’enlever la vie en buvant du liquide lave-glace.

Lors de son premier procès en 2011, il avait été déclaré criminellement non responsable. Le verdict a été infirmé en Cour d’appel et Guy Turcotte a subi un deuxième procès en 2015, à l’issue duquel il a été reconnu coupable du meurtre non prémédité d’Olivier et d’Anne-Sophie.