Il y a 50 ans, l’émeute de la Saint-Jean

Photo: Antoine Desilets Pour l’événement, une estrade d’honneur est dressée. Vont s’y retrouver plusieurs figures majeures, dont le maire Jean Drapeau, le premier ministre du Québec Daniel Johnson et l’attaché commercial de Grande-Bretagne James Richard Cross. Au beau milieu de ce parterre, assis à la première rangée: Pierre Elliott Trudeau.

L'histoire donne parfois l’impression qu’elle est une solution chimique qui, soudain, se précipite au point de changer de nature. Le mois de juin 1968, avec l’émeute de la Saint-Jean, est riche en éléments instables qui finissent par se précipiter.

Tout bouge. Le 1er juin 1968, André Laurendeau meurt et avec lui, en quelque sorte, l’idée d’une troisième voie pour le fédéralisme canadien. Quelques jours plus tard, le 25 juin exactement, Pierre Elliott Trudeau est élu premier ministre du Canada.

De son côté, au même moment, René Lévesque se prépare à fonder le Parti québécois. Cette émeute du 24 juin, liée de près à la personnalité de Trudeau, montre à quel point les esprits sont alors sous tension.

Célibataire, figure de l’intellectuel antiduplessiste, millionnaire, Trudeau est en quête du pouvoir, suivi par deux de ses compagnons, le syndicaliste Jean Marchand et le journaliste Gérard Pelletier. La trudeaumanie bat son plein. Les nationalistes québécois découvrent en lui un adversaire farouche.

Quelle nation ?

Le 5 février 1968, dans le cadre d’une conférence constitutionnelle où il s’oppose au premier ministre québécois Daniel Johnson, Trudeau plombe la thèse des deux foyers nationaux constitutifs du Canada.

Il a dit et écrit plus d’une fois qu’il ne croyait pas à l’idée d’une nation québécoise sur laquelle serait appuyée la Constitution de 1867.

Puis en mai, Trudeau affirme à Sherbrooke que les Québécois ont vécu 100 ans de bêtises.

Photo: Antoine Desilets Un peu partout, des hommes de la GRC, des policiers, en civil ou en uniforme

Or, ce printemps-là, en pleine campagne électorale, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal croit bon d’inviter Trudeau au grand défilé du 24 juin. Après tout, à titre de successeur de Lester B. Pearson, il occupe les fonctions de premier ministre officiellement depuis le 20 avril 1968.

Pour l’événement, une estrade d’honneur est dressée. Les dignitaires sont regroupés devant la bibliothèque centrale de la ville de Montréal, rue Sherbrooke. Vont s’y retrouver côte à côte plusieurs figures majeures, dont le maire Jean Drapeau, le premier ministre du Québec Daniel Johnson et l’attaché commercial de Grande-Bretagne James Richard Cross. Au beau milieu de ce parterre, assis à la première rangée : Pierre Elliott Trudeau.

Un peu partout, des hommes de la GRC, des policiers, en civil ou en uniforme. Sur le toit de l’édifice de granit gris, des vigies en armes montent la garde, jumelles à la main.

Le pire a non seulement été envisagé, il semble avoir été envisagé comme inévitable.

Pourquoi Trudeau tient-il à se présenter à cette fête nationale alors qu’il ne cesse de nier l’existence de cette nation ? En voilà trop, jugent plusieurs de ses opposants. D’autant plus que les indépendantistes se sentent floués pour se voir interdire de manifester leur option au sein du défilé. Si Trudeau est là, aussi bien en vue, pourquoi pas eux ? Ils n’ont qu’à se faire élire, répondent ceux qui ne pensent guère à eux.

Photo: Antoine Desilets À peine arrivé sur les lieux, le président du Rassemblement pour l’indépendance nationale (RIN), Pierre Bourgault, est arrêté. Cet­te photo le montre étranglé fermement par la clé de bras d’un policier, traîné contre son gré.

Pendant les semaines qui précèdent l’événement, le Rassemblement pour l’indépendance nationale et son président, Pierre Bourgault, ne cessent de dénoncer en tout cas le contresens que représente cette présence de Trudeau. De la provocation, disent-ils.

Les indépendantistes ont l’intention de bien faire connaître leur opposition. Mais l’affaire tourne court le jour de l’événement. Prévenues d’éventuels débordements, les forces policières sont massées sur place. Ces policiers sont pour l’immense majorité des patrouilleurs. Ils ne sont en aucune façon entraînés pour ce type de manifestation.

Sitôt arrivé sur les lieux, Pierre Bourgault est porté à bout de bras par des militants. On le soulève de terre. Il est passé de main à main dans les airs, au milieu de la foule. Cette scène inattendue est vite captée par l’oeil vif de quelques photographes, dont Antoine Desilets.

Photo: Antoine Desilets Un ancien policier présent ce jour-là parle de scènes de défoulement de la part de ses confrères du temps.

À peine arrivé, Bourgault est donc arrêté. Une photo le montre, étranglé fermement par la clé de bras d’un policier, traîné contre son gré. Comme des dizaines de manifestants en sang, Bourgault est poussé vers un fourgon. La police n’y va pas avec le dos de la cuillère. Le boxeur Reggie Chartrand est sauvagement battu. Bourgault confiera qu’il l’a vu très affaibli, brisé, souffrant, pleurant. L’ancien policier Claude Aubin, présent ce jour-là, parle de scènes de défoulement de la part de ses confrères du temps. Diverses images témoignent d’ailleurs de la violence des affrontements. Toutes les rues des environs sont transformées en champ de bataille.

La répression se poursuit une fois les détenus arrivés au poste de quartier. Le policier Aubin écrit : « Nous frappons dur avec nos petits bâtons de bois ; quelques hommes tombent, mais personne parmi nous n’a de pitié pour qui que ce soit. »

Au même moment, des bouteilles et divers projectiles sont lancés sur l’estrade officielle, plus ou moins en direction de Trudeau. Tout le monde est vite invité à quitter les lieux pour des raisons évidentes de sécurité. Mais Trudeau, par calcul sans doute autant que par tempérament, refuse de quitter sa place. Cette image va donner dans le reste du Canada l’impression d’un homme fort capable de « remettre le Québec à sa place ».

Des jeunes gens jettent des billes de verre sous les sabots des chevaux de la police, qui se retrouvent les quatre fers en l’air. Des voitures sont renversées. Quelques manifestants utilisent du gaz MACE, l’ancêtre du poivre de Cayenne, contre les policiers.

Bilan de la soirée : au moins 123 blessés, dont 43 policiers. Une douzaine d’autopatrouilles ont été endommagées. Six chevaux canadiens de l’escouade de cavalerie de la police ont été blessés.

Sauvage

À la télévision d’État, le reporter envoyé sur le terrain, Claude Jean Devirieux, décrit le chaos : « La répression a été sauvage. Ceci n’est pas un jugement de valeur, j’ai vu des policiers frapper des jeunes gens de façon fort sauvage. » Il sera lui-même frappé.

Taire des hommes, un pamphlet cinématographique réalisé après coup par Pierre Harel et Pascal Gélinas, tente de rendre compte de la violence de la soirée sur une musique empruntée à Ringo Starr, des Beatles.

Photo: Antoine Desilets Bilan de la soirée: au moins 123 blessés, dont 43 policiers, et une douzaine d’auto­patrouilles endommagées

Des militants du Front de libération du Québec vont trouver dans cette répression une confirmation que la société est bloquée et qu’il faut conséquemment, pour espérer la changer, user de moyens hors du commun.

Des accusations pour incitation à l’émeute sont portées. Accusé, Pierre Bourgault est défendu par nul autre qu’Antonio Lamer, un proche de Pierre Elliott Trudeau, futur juge en chef à la Cour suprême. Il est acquitté.

Au lendemain des événements, René Lévesque annonce que les négociations pour que le RIN puisse se joindre à son mouvement sont rompues.

Si la manifestation n’empêche en rien Pierre Elliott Trudeau de devenir premier ministre le lendemain, elle marque néanmoinsune vive opposition à un fédéralisme dont il se fait l’apôtre.

En 1968, l’élan qui porte les fêtes de la Saint-Jean est brisé. L’année suivante, l’événement sera réduit au silence par la télévision d’État, qui censure les commentaires critiques des cinéastes Bernard Gosselin et Pierre Perrault, pourtant invités à donner leur avis au nom de leur connaissance du pays.

Des fêtes de la Saint-Jean, il n’y aura plus pendant longtemps que des fêtes de quartier, dans une réduction de la dimension nationale à une variable folklorique.

17 commentaires

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  • Josée Duplessis - Abonnée 23 juin 2018 07 h 02

    je me rappelle

    J'y étais et je n'avais que 16 ans et étais en colère mais pacifique. J'avais reû un coup de matraque d'un policier cachée derrière une clotûre où nous nous étions réfugiés pour ne pas recevoir de débris lancés à toutes volées.
    Je ne l'Avais pas trouvé drôle. Ça a tout simplement ravivé ma colère. LA charge des policiers à chevaux étaient très dangereuse. Il y avait des femmes enceinte, des jeunes enfants.
    La provocation de Trudeau père était à son comble. Il a toujours été d'une arrogance indescriptible. Tous s'en rappellent.
    Bonne fête nationale à tous.

  • Michel Thériault - Abonné 23 juin 2018 09 h 51

    Circulez, il n’y a rien à voir

    Ce détestable PET aura réussi à faire reculer l’idée de république chez de nombreux citoyens du Québec. À moins que ce ne soit le manque d’éducation et de courage des gens d’ici ? Quoiqu’il en soit, il n’y a pas de quoi fêter. Tous ces gens qui fêtent une journée par année, cannette de Coors Lite à la main, et qui rampent comme des vers de terre à partir du 25 juin me rend malade. Et triste.

    Circulez, il n’y a rien à voir.

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2018 10 h 14

      PET est plus que détestable, car il a tout fait pour saborder la marche vers l'indépendance et la création d'une république. L'état actuel des choses n'a rien à voir avec le manque d'éducation et de courage des habitants du Québec. Il découle plutôt d'une propagande quotidienne mettant le Canada à l'avant-scène et le Québec dans sa cour arrière.

      Une propagrande qui se déploie avec la complicité des médias et de petits lieutenants canadiens au Québec alors que les partis, qui se disent indépendantistes, se chamaillent précisément dans la cour arrière en se lançant des pierres tombales pour savoir lequel mourra le plus vite.

      Les Indiens des Plaines pratiquent toujours la Danse du soleil, qui est leur façon de demeurer en contact et de s'affirmer. Au Québec, comme vous, je ne participe pas aux festivités parce qu'elles sont un moment de spectacle plus qu'une occasion de faire écho à un projet de pays.

      Si on osait le faire, la cannette de bière prendrait le chemin des poubelles et les gens dans la cour arrière se mettraient à sortir d'une torpeur entretenu au Canada comme au Québec.

      Il y aurait alors quelque chose à faire.

    • Jeanne M. Rodrigue - Abonnée 24 juin 2018 12 h 39


      Tous les ans, le 23 juin, je sors de l’oubli de la remise, le drapeau du Québec et le brandit fièrement au bout d’un petit mât. Tous les ans, je suis fière et heureuse de montrer notre appartenance collective.

      À mon voisin de droite, que je soupconne d’être libéral depuis des générations, je demande: «pourquoi ne pas en faire autant le jour de la St-Jean?» Et celui-ci de me répondre: «le drapeau du Québec est le drapeau des séparatistes!»

      Comment se fait-il que certains fédéralistes québécois en sont rendus là?

  • Claude Bariteau - Abonné 23 juin 2018 10 h 26

    Tout était pensé

    Devirieux avait raison. Mais il y eut plus. Et ce plus est la préparation politicière pour écrasser la « canaille » sur les lieux, qui comprenait ce qui se déroulait à l'avant-scène et souffrait matraquée à l'arrière-scène.

    Dès 1966, à la suggestion du général Allard (voir Loomis, D.G., 1984), le gouvernement canadien était prêt pour éradiquer les promoteurs de l'indépendance, qui entendaient faire imploser le Canada de l'intérieur.

    Pierre-Elliott Trudeau, entré au PLC en 1965 avec deux colombes (?), disait déjà qu'il mettrait le Québec au pas. Il a été élu PM du Canada le lendemain de cette charge policière programmée, qui en fit un héros canadien.

    Il a poursuivi sur cette lancées en 1970 à l'aide de son bras droit Lalonde pour inciter Robert Bourassa à demander l'application des mesures de guerre, ce qu'il fit, sans consulter son cabinet, à la suggestion de son ministre de la justice. Il en découla la mort de Pierre Laporte trouvé tardivement dans le coffre d'une auto stationnée près du territoire de l'armée canadienne à Saint-Hubert.

    Après 1970, Trudeau fit tout pour modifier la constitution canadienne selon ses vues dont celle d'inclure le multiculturalisme après avoir adopté une loi en 1971 à cet effet.

    Dans la constitution de 1982, approuvé sans l'aval de l'Assemblée nationale ni l'aval de la population canadienne -ce fut toujours ainsi pour changer de constitution sous le régime britannique-, il y a l'article 27 de la première section. Il stipule que « (t)oute interprétation de la présente charte doit concorder avec l’objectif de promouvoir le maintien et la valorisation du patrimoine multiculturel des Canadiens ».

    Depuis la défaite de 1995, le peuple québécois se cherche et le Canada s'y déploie avec des pions à sa tête (Charest, Couillard, d'ici peu peut-être Legault) et une batterie de petits soldats.

    OR, EN ÉDITORIAL, LE DEVOIR NE SOUHAITE MÊME PAS BONNE FÊTE NATIONALE AUX HABITANTS DU QUÉBEC.

    C'est tout dire.

    • Claude Bariteau - Abonné 23 juin 2018 11 h 37

      Ajout à mon commentaire.

      De façon générale, les fêtes nationales sont celles des pays reconnus indépendants. Or, le Québec n’est pas un pays. Par contre, le gouvernement du Québec a décrété « nationale » l’Assemblée législative et fait de la fête de la Saint-Jean-Baptiste, valorisant un « mouton » docile, une fête pour tous les Québécois et toutes les Québécoises.

      Conséquemment, cette fête « nationale » vient valoriser la présence des habitants qui ont fait du Québec leur patrie même si celle-ci n’est pas encore devenue leur pays. Pour reprendre les paroles de l’analyste, Alain Dieckhoff, il s’agit d’une appellation qui s’applique à une « pré-nation » tant et aussi longtemps qu’une majorité de Québécois et de Québécoises n’ont pas décidé de se doter d’un pays.

      Que le Devoir, qui a comme lecteur une majorité d’habitants du Québec, ne fasse pas écho à cette journée, témoigne implicitement que cette appellation fut une déviation et, ce faisant, souscrit aux lectures communautaristes que prise le Canada pour hachurer ethno-culturellement le Québec, qui est sa façon de contrer depuis 1982 tout processus menant à l’indépendance du Québec.

      Si ce n’est pas le cas, que la direction de ce journal le dise clairement.

    • Nicole D. Sévigny - Abonnée 23 juin 2018 19 h 43

      @ CB J'aime bien vous lire et, vous relire me ferait encore plus plaisir. Avez-vous un recueil de tous vos commentaires depuis que Le Devoir est en ligne? Si oui, allez-vous le publier?
      Entre-temps, je vais me procurer votre livre: Le monde pour horizon.

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2018 07 h 59

      Mme Sévigny, merci de votre commentaire. Le livre auquel vous référez est paru en 1998.

      Un autre est en évaluation. Il a pour titre CRÉER LE PAYS DU QUÉBEC par une approche citoyenne. Il traite de l’histoire des régimes antérieurs et de celui du Québec sous l’angle du contrôle du territoire et des liens entre les habitants en relation avec ce qui eut cours sur la scène internationale. En cela, l'approche est politique et le regard posé se distingue de ceux qui ciblent les « canadiens » que furent la majorité des ressortissants français demeurés sur place et leurs appellations ultuérieures.

      S’agissant de mes commentaires à plusieurs textes du Devoir, ils se retrouvent sur mon site Facebook.

  • Gilles Delisle - Abonné 23 juin 2018 11 h 15

    Aller donc comprendre pourquoi les Québécos ont voté pour le fils de ce Trudeau!

    Le peuple québécois ne connaît pas son histoire, même son histoire récente! Les jeunes générations en apprendront beaucoup ce matin , en lisant sur ces événements de 1968! Comment se donner un pays souverain, si on ne connaît même pas l'histoire du Québec des années 60?

    • Claude Bariteau - Abonné 24 juin 2018 18 h 23

      Il y a des explications politiques plausibles.

      Avant la vague rouge, il y eut la vague orange, mais plus important encore pour expliquer ce qui se produit en 2015, il y eut le rapatriement de la constitution en 1982 avec l'inclusion dans la charte canadienne des droits et libertés l'obligation du Canada de faire la promotion de son patrimoine multiculturel.

      Le référendum de 1995 allait à contre-sens de cette constitution avec un projet de « souveraineté partenariat » différent de la « souveraineté-association » de René Lévesque. À ce référendum, des nationalistes ethnoculturels du Québec (les Dumont, Bouchard, Landry et bien d'autres) ont appuyé Parizeau en espérant renforcer les pouvoirs du Québec, mais sans faire du Québec un pays.

      Le référendum perdu, Bouchard au pouvoir s'associa Landry et ft la chasse aux indépendantistes pour tenir un référendum sur le projet de Lévesque. Or, les sondages montrèrent que l'indépendance progressait. Bouchard parti, Landry battu par Charest et Marois avec l'identité comme cible, tout ça se lfit parce que es indépendantistes furent élagués du parti.

      C'est dans ce contexte que la vague orage eut du mordant sur les « nationalistes-associationnistes » du BQ après que le Canada ait investi le Québec par ses politiques à l'aide des médias et du patronnage. Puis, en 2015, le NDP adopta les idées du PLC et le PLC celles du NPD. Il y eut donc une vague rouge avec un caméléon adepte de selfies.

      Pour comprendre, il faut bien saisir que des hommes et des femmes politiques ont miné de l'extérieur et de l'intérieur la marche des habitants du Québec vers la création de leur pays.

      Dans cette perspective, 1968 fut un moment marquant suivi en 1971 par la loi canadienne sur le multiculturalisme après la charge disproportionnée en 1970 traduite par l'occupation militaire du Québec par le gouvernement Trudeau, puis 1982, un référendum perdu par tricheries et l'enfermement provincial du PQ de Bouchard à Marois.

  • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 23 juin 2018 13 h 48

    … fiertés québécoises … !

    « En 1968, l’élan qui porte les fêtes de la Saint-Jean est brisé. L’année suivante, l’événement sera » (Jean-François Nadeau)

    Effectivement, la fête de la St-Jn, depuis l’émeute, a comme perdu un peu de son lustre identitaire d’origine et d’enracinement culturel à la québécoise !

    Cependant, et malgré sa commercialisation, cette Fête, d’essence patriotique et nationaliste, donne cette heureuse occasion d’inviter tant le Peuple que la Nation du Québec à célébrer, se souvenir et avancer-rayonner, d’histoire-mémoire, de …

    … fiertés québécoises … ! - 23 juin 2018 -

    Ps. : Bonne fête Québec !

    • Sylvie Demers - Abonnée 23 juin 2018 15 h 48

      ... »commercialisation de la fête Nationale »...???
      Où ça?!?

    • Marcel (Fafouin) Blais - Abonné 24 juin 2018 08 h 55

      « Où ça?!? » (Sylvie Demers)

      Depuis l’Émeute, et compte tenu des idéaux la rattachant, cette « Commercialisation » se niche-rait dans le folklore …

      … québécois (A) ! - 24 juin 2018 -

      A : https://fr.wikipedia.org/wiki/Folklore_québécois .