Le président de la Commission des droits de la personne par intérim démissionne

La CDPDJ est à nouveau dans l'embarras.
Photo: iStock La CDPDJ est à nouveau dans l'embarras.

Le président par intérim de la Commission des droits de la personne (CDP), Camil Picard, a été remplacé jeudi après qu’une enquête eut révélé qu’il avait fait l’objet d’une enquête en 2007 pour agression sexuelle sur un mineur.

Les faits qui ont été dévoilés ce matin sont extrêmement troublants », a déclaré la ministre de la Justice, Stéphanie Vallée, jeudi matin. M. Picard a également quitté son poste de vice-président responsable du mandat jeunesse.

Jeudi soir, M. Picard a diffusé un communiqué pour «réaffirmer avec force et détermination [son] innocence».

La Presse a révélé jeudi que M. Picard avait fait l’objet d’une enquête pour des agressions sexuelles sur un mineur commises durant les années 1980. Menée en 2007, ladite enquête n’a pas mené à des accusations, mais M. Picard et la victime ont par la suite conclu une entente à l’amiable assortie d’un règlement financier de 50 000 $. La victime est décédée en 2012 à l’âge de 45 ans. Le vice-président de la CDP a quant à lui nié les allégations dans une mise en demeure transmise au quotidien.

Ces révélations sont d’autant plus étonnantes que M. Picard avait fait l’objet de vérifications supposées serrées de la Sûreté du Québec, comme c’est le cas pour les nominations à tous les postes haut placés au sein du gouvernement.

Interrogée à cet égard, la ministre de la Justice n’avait pas d’explications à fournir jeudi. Chose certaine, le gouvernement n’était pas au fait de l’enquête sur M. Picard, a-t-elle dit.

Ce départ survient alors que la Commission des droits de la personne est déjà en état de crise. Sa présidente, Tamara Thermitus, qui est en congé de maladie, a fait l’objet d’une enquête de la protectrice du citoyen en raison de plaintes pour abus d’autorité et mauvaise gestion de la part de membres de son personnel.