Le patron de Facebook veut contribuer à «rassembler l’humanité»

Facebook et son patron, Mark Zuckerberg, revendiquent depuis des années la mission de «construire une communauté mondiale».
Photo: Esteban Felix Associated Press Facebook et son patron, Mark Zuckerberg, revendiquent depuis des années la mission de «construire une communauté mondiale».

San Francisco — Le patron et fondateur de Facebook, Mark Zuckerberg, a publié jeudi un manifeste anti-isolationnisme et pro mondialisation où il affirme la nécessité de « rassembler l’humanité ». Et il explique comment le réseau social américain entend y contribuer.

Facebook et son patron revendiquent depuis des années la mission de « connecter le monde » et de « construire une communauté mondiale ».

« Quand nous avons commencé, l’idée n’était pas controversée », souligne Mark Zuckerberg dans le long texte de plus de 6000 mots publié jeudi sur son profil Facebook. « Maintenant, pourtant, il y a autour du monde des gens laissés derrière par la mondialisation, et des mouvements appelant à se retirer des relations mondiales. »
 

Il fait valoir pour sa part que « nos plus grandes opportunités sont maintenant mondiales, comme répandre la prospérité et la liberté, promouvoir la paix et la compréhension [des autres], sortir les gens de la pauvreté, et accélérer la science. Nos plus grands problèmes ont aussi besoin de réponses mondiales, comme mettre fin au terrorisme, lutter contre le changement climatique et prévenir les pandémies. »

« Le progrès requiert maintenant que l’humanité se rassemble, pas seulement en cités ou en nations, mais en tant que communauté mondiale », poursuit-il.

Outils et initiatives

Et d’expliquer que le réseau aux 1,86 milliard de membres veut contribuer à « développer l’infrastructure sociale donnant aux gens le pouvoir de construire » une telle communauté mondiale, avec des outils permettant de s’informer, de s’entraider en cas de crise, de s’engager civiquement…

« Mon espoir est que davantage d’entre nous consacrent leur énergie à construire l’infrastructure sociale à long terme [nécessaire] pour rassembler l’humanité », écrit-il encore.

Il passe ensuite en revue une série d’initiatives prises par Facebook ces derniers mois. Il relève par exemple le besoin de « réponses coordonnées » face au terrorisme, aux catastrophes naturelles, aux épidémies ou aux crises de réfugiés, et évoque dans ce contexte l’outil « safety check », qui permet aux utilisateurs du réseau d’indiquer à leurs proches qu’ils sont en sécurité après un événement dramatique, mais aussi désormais de s’entraider en demandant ou proposant un abri, de la nourriture ou un moyen de transport pendant une crise.

Controverses

Mark Zuckerberg revient aussi sur des polémiques ayant affecté Facebook, comme les fausses informations qu’il est accusé d’avoir laissé se propager pendant la campagne présidentielle américaine ou la censure très critiquée, et finalement abandonnée, d’un cliché historique de la guerre du Vietnam.

Mark Zuckerberg s’est construit ces dernières années une image de philanthrope : il avait annoncé en 2015 que lui et sa femme comptaient reverser progressivement 99 % de leur fortune à des bonnes oeuvres, et notamment promis l’an passé 3 milliards de dollars dans la décennie à venir pour contribuer à la prévention et la guérison des maladies.

Certains lui ont aussi prêté des ambitions politiques, qu’il a démenties.


 
3 commentaires
  • Yvon Beaudoin - Abonné 16 février 2017 20 h 06

    Payer ces impots comme les gens ordinaires

    Comme tant d'autres de ces nouveaux milliardaires technos, il a juste a payer ces impots comme tous les citoyens et ce sera une contibution honnete a la societe.ces gens-la emploient une armee de fiscalistes et d'avocats vereux pour contourner le systeme. Les gouvernements et le systeme public saura mieux que ces gens deconnectes allouer les ressources aux bons programmes qui amelioreront notre societe.

  • Nadia Alexan - Abonnée 16 février 2017 23 h 09

    Les bonnes intentions sont toujours illusoires!

    Une belle initiative de la part de M. Mark Zuckerberg sauf que les bonnes intentions sont toujours illusoires! La prospérité pour qui? Pour les biens nantis? Pour les 8 personnes qui détiennent la moitié de la richesse mondiale? La mondialisation pour qui? Pour que les multinationales continuent à accaparer les ressources de la terre sans payer leur juste part d'impôts? Le libre échange pour qui? Pour renforcer le pouvoir démesuré des grandes sociétés en leur donnant le droit de poursuivre les États pour contourner la règlementation environnementale? Pour contester le droit des états de protéger leurs ressources du pillage corporatiste? Il faudrait faire attention de quelle mondialisation parle-t-on?

  • Gilles St-Pierre - Abonné 16 février 2017 23 h 57

    Est-ce que ...

    ... le bas de la photo ne passait pas la censure ?