Journée d’études à l’Institut de la statistique

Thierry Haroun Collaboration spéciale
Plus d’une centaine d’experts vont participer à la troisième Journée d’études sur la qualité de l’emploi, organisée par l’Institut de la statistique du Québec, et ce, les 2 et 3 novembre à la TELUQ, à Montréal.
Photo: TELUQ Plus d’une centaine d’experts vont participer à la troisième Journée d’études sur la qualité de l’emploi, organisée par l’Institut de la statistique du Québec, et ce, les 2 et 3 novembre à la TELUQ, à Montréal.

Plus d’une centaine d’experts vont participer à la troisième Journée d’études sur la qualité de l’emploi, organisée par l’Institut de la statistique du Québec, et ce, les 2 et 3 novembre à la TELUQ, à Montréal. Le thème de cette journée d’études, organisée en partenariat avec le ministère de la Famille, la TELUQ et le Centre interuniversitaire québécois de statistiques sociales, portera sur la conciliation emploi-famille, un terme que privilégie désormais l’Institut de la statistique du Québec (ISQ).

Pourquoi s’y intéresser, au fond ? La documentation officielle y répond par quelques chiffres. Ainsi, lit-on, en 2015, près de la moitié des travailleurs âgés de 25 à 54 ans ont des responsabilités familiales au Québec. Plus précisément, environ 1 250 000 travailleurs de ce groupe d’âge ont un ou plus d’un enfant âgé de moins de 18 ans dans leur ménage et près de la moitié de ces enfants ont moins de six ans. Les mères au travail sont un peu plus nombreuses que les pères. Toutefois, précise-t-on, ces derniers sont presque exclusivement à temps plein alors que chez les mères seulement 80 % ont un tel régime de travail. Mais au-delà de ces constats généraux, il reste que les problèmes de temps sont encore bel et bien présents chez les parents, surtout les mères, selon une récente étude de l’ISQ, lit-on plus loin. En effet, plus de la moitié des parents d’enfants âgés de 0 à 5 ans n’ont jamais ou que rarement l’impression d’avoir suffisamment de temps pour eux et le quart d’entre eux ont souvent ou toujours l’impression de ne pas avoir assez de temps à consacrer à leurs enfants.

Voilà qui met la table aux échanges, qui s’annoncent aussi intéressants que pointus : état des lieux de la parentalité et de la conciliation emploi-famille, enjeux et problématiques de la conciliation emploi-famille, partage des temps domestiques (perspective québécoise et internationale), responsabilités familiales et qualité de l’emploi sont autant de thèmes qui seront abordés par des conférenciers en provenance de l’Institut de recherche et d’informations socio-économiques, l’université McGill, le Secrétariat du travail, l’UQAM, l’Institut national de santé publique du Québec, le Centre de recherche du CHU de Québec, le ministère de la Famille et l’ISQ, entre autres.

Un sujet qui fait jaser

« Ce qu’on veut, à travers cette journée, c’est se concentrer sur la connaissance connue à ce jour en ciblant des experts, et ainsi dresser un portrait, explique Luc Cloutier-Villeneuve, analyste en statistiques du travail à l’ISQ. On veut faire de cette journée un lieu de discussion, de réflexion avec des perspectives qui peuvent s’opposer, mais sans être conflictuelles. Et que tout cela se fasse de manière conviviale, appuyée par la connaissance scientifique. »

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