Labeaume à propos de l’élection de Legault: «On verra.»

Dans le passé, le maire Régis Labeaume a souvent reconnu que la volonté des libéraux de faire des gains à Québec lui avait donné un important rapport de force.
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Dans le passé, le maire Régis Labeaume a souvent reconnu que la volonté des libéraux de faire des gains à Québec lui avait donné un important rapport de force.

Après avoir félicité François Legault à la suite de son élection, le maire de Québec Régis Labeaume s’est montré peu disert sur sa possible perte d’influence avec l’entrée en scène d’un gouvernement caquiste.

Lorsqu’on lui a demandé si l’élection de la Coalition avenir Québec lui faisait perdre son rapport de force dans la région, Régis Labeaume a répondu : « On verra. »

« D’ailleurs, en passant, les gens qui ont été élus pour la CAQ, ici, ils doivent travailler pour [le bien de] la ville, jamais je croirai ? […] C’est une question à développement », a-t-il ajouté.

Quant à savoir si les élus de la CAQ allaient avoir « moins besoin de lui » que les libéraux, il a de nouveau dit : « On verra. »

Dans le passé, le maire de Québec a souvent reconnu que la volonté des libéraux de faire des gains dans la capitale lui avait donné un important rapport de force.

Concernant son apparent désaccord avec la CAQ en matière d’immigration et de pénurie de main-d’oeuvre, il a fait savoir qu’il soumettrait un plan au nouveau gouvernement sous peu à cet égard.

« Le premier ministre désigné va savourer sa victoire. Maintenant, je suis certain qu’il ne peut pas éviter ce qui est le plus gros problème, le plus gros danger économique du Québec. J’ai hâte d’avoir une bonne discussion avec lui là-dessus. »

Dorion et Zanetti: de «belles personnes»

Le maire de Québec a par ailleurs vanté les qualités des deux élus de Québec solidaire dans la région de la capitale, Catherine Dorion et Sol Zanetti.

« Ce sont deux belles personnes », a-t-il dit avant de raconter que, quand Manon Massé l’avait texté pour lui dire qu’elle lui avait envoyé « deux Gaulois solidaires », il avait répondu : « Merci, ça fait mon affaire dans les circonstances. »

Invité à préciser ce qu’il entendait par là, il a dit que c’était « deux personnes intelligentes ».

Concernant les nombreuses prises de position de Sol Zanetti contre l’agrandissement du Port de Québec, il a rétorqué qu’ils ne s’entendraient pas « sur tout ». « Mais il y a une chose sur laquelle on s’entend, c’est le transport collectif. Ça, ça veut dire qu’on s’entend sur l’essentiel », a-t-il dit.