Crise chez Équipe Labeaume: le maire tente de calmer le jeu

Le maire Régis Labeaume
Photo: Guillaume Levasseur Le Devoir Le maire Régis Labeaume

Trois jours après le départ fracassant du vice-président de son comité exécutif, le maire Régis Labeaume a tenté de mettre la crise derrière lui tout en tendant la main à Jonatan Julien pour l’inviter à réintégrer son équipe un jour.

« C’est un gars talentueux, c’est l’histoire d’un dossier », a dit le maire en point de presse lundi.

Le dossier en question — l’agrandissement de la centrale de police — a semé la zizanie entre le maire et M. Julien la semaine dernière.

Questionné par les journalistes sur la hausse des coûts du projet, M. Labeaume avait alors déclaré que la centrale était sous la responsabilité du vice-président du comité exécutif et que ce dernier l’avait « échappée ».

Jeudi, alors que le maire était en mission à New York, M. Julien convoquait les journalistes pour leur annoncer son départ d’Équipe Labeaume et sa décision de siéger comme élu indépendant. « La sortie de M. Labeaume hier me concernant est injustifiée quant au fond et totalement inacceptable dans sa forme. Ce faisant, il a brisé le lien de confiance entre nous », a-t-il alors déclaré.

À titre de vice-président du comité exécutif, M. Julien était notamment responsable des finances, des travaux publics, de l’ingénierie et des relations de travail.

Pour le remplacer, M. Labeaume a nommé le président du réseau de transport, Rémy Normand, au poste de vice-président du comité exécutif et responsable des finances.

Jérémie Ernould (travaux publics, gestion des immeubles), Steeve Verret (ingénierie, infrastructures de rue) et le maire lui-même (relations de travail) se partageront les autres mandats.

« C’est sûr que je regrette son départ, mais c’est sa décision », a aussi déclaré le maire en disant que sa porte restait ouverte si M. Julien souhaitait un jour réintégrer son équipe. Il a aussi laissé entendre que M. Julien avait eu une réaction disproportionnée en soulignant qu’il avait déjà dit de lui-même qu’il « l’avait échappé », expression qu’il avait aussi déjà utilisée en parlant de la mairesse de Montréal, Valérie Plante.