Accueillir plus d’immigrants est nécessaire, selon le PLQ

La décision de ne pas rehausser les seuils d’immigration va à l’encontre des besoins de la province, selon Saul Polo.
Archives Parti libéral du Québec La décision de ne pas rehausser les seuils d’immigration va à l’encontre des besoins de la province, selon Saul Polo.

Le Parti libéral du Québec (PLQ) dénonce l’intention de la Coalition avenir Québec (CAQ) de maintenir les niveaux actuels d’immigration, malgré la pénurie de main-d’oeuvre qui prive les Québécois d’une « bonne qualité de services ».

La CAQ fait de « l’aveuglement volontaire », déplore le député libéral Saul Polo. Dans une entrevue bilan publiée mercredi, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Solidarité sociale, Jean Boulet, a affirmé au Devoir que le seuil fixé à 50 000 nouveaux arrivants par année ne bougerait pas. « On a encore du travail d’intégration, d’amélioration des problématiques de surqualification », a-t-il dit.

Cette décision va à l’encontre des besoins du Québec, rétorque l’élu libéral, porte-parole en matière d’immigration. « Ce que les Québécois vivent, ce sont des ruptures de services, ce sont des commerces et des restaurants qui ferment ou qui n’ouvrent pas aux heures auxquelles ils devraient ouvrir », souligne M. Polo. Les 224 000 postes vacants au premier trimestre de 2022 font en sorte qu’une « moins bonne qualité de services » est offerte à la population.

S’il est porté au pouvoir, le PLQ s’engage à maintenir en 2023 la cible de 70 000 immigrants, nombre fixé par la CAQ en 2022 pour rattraper les retards engendrés par la pandémie. Des consultations seront ensuite faites avec les organismes, les régions et les municipalités, afin de déterminer le nombre de nouveaux arrivants nécessaire pour combler les besoins de main-d’oeuvre, précise M. Polo.

Le ministre Boulet a soutenu qu’il était nécessaire de « prendre soin » des immigrants, en référence au slogan caquiste de la campagne électorale de 2018 visant la réduction des cibles en immigration. Mais selon M. Polo, « aujourd’hui, on ne réussit même pas à prendre soin des Québécois correctement ».

M. Polo estime que le gouvernement caquiste « n’a pas pris soin correctement » des immigrants durant son mandat. « Il y a eu des enjeux, comme des difficultés à offrir de la francisation dans des délais raisonnables », fait valoir le député.

 

Avec François Carabin

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