Le bureau de circonscription de Bonnardel victime de «vandalisme» par des syndiqués

Le ministre des Transports a condamné la situation sur son compte Twitter, mardi.
Mathieu Bélanger La Presse canadienne Le ministre des Transports a condamné la situation sur son compte Twitter, mardi.

Le ministre des Transports et député de Granby, François Bonnardel, a condamné mardi des actes de « vandalisme » qui auraient été commis à son bureau de circonscription par des membres du Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ).

« Plus tôt aujourd’hui, des membres du SFPQ sont entrés par effraction dans mon bureau de comté, ont effrayé et intimidé mes deux employées, volé des items et ils ont commis des actes de vandalisme », a-t-il dénoncé. « Je demande au SFPQ de ramener ses membres à l’ordre », a-t-il lancé dans un autre tweet.

De son côté, le SFPQ dément la version des faits avancée par Bonnardel. « Des pancartes et affiches ont été installées sur les fenêtres du bureau de circonscription et elles sont facilement décollables », a répliqué le syndicat sur la publication Twitter du ministre. L’organisation nie également les accusations de vandalisme : « Des membres ont par la suite réalisé une occupation du bureau, dans le respect et dans le calme. Aucun vol, tentative d’intimidation ou vandalisme n’ont eu lieu. » Joint par Le Devoir, le SFPQ n’a pas voulu commenter davantage la situation.

Le cabinet du ministre a également préféré s’abstenir de plus de commentaires, invoquant une enquête policière qui est en cours.

Quinzains d’arrestations

Du côté du Service de police de Granby, on confirme que des arrestations ont été effectuées au bureau de circonscription de François Bonnardel ce matin. « À 11 h 15 aujourd’hui, les policiers ont arrêté 15 personnes pour introduction par effraction. Elles ont été libérées sur sommation. Une enquête se poursuit à notre niveau », a indiqué au Devoir l’agent à la prévention et aux relations communautaires du service de police, Guy Rousseau.

L’évènement survient au lendemain de l’annonce d’une grève qui aura lieu du 13 au 17 juin et qui touchera environ 26 000 fonctionnaires, occupant « majoritairement des emplois de bureau et de techniciens dans les ministères et organismes québécois. » La convention collective du SFPQ est échue depuis mars 2020 et les négociations avec le gouvernement sont en cours. Le syndicat a notamment organisé une grande manifestation lors du congrès national de la Coalition avenir Québec, qui avait lieu les 28 et 29 mai à Drummondville.

Il semble que ce ne soit pas la première fois que le bureau du ministre Bonnardel est victime d’actes de vandalisme. En avril 2021, il avait dénoncé une « technique d’intimidation digne des années 70 » et avait également porté plainte à la police.

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