Le député libéral Carlos Leitão quitte la vie politique

Carlos Leitão a été ministre des Finances dans le cabinet de l’ancien premier ministre Philippe Couillard.
Jacques Boissinot La Presse canadienne Carlos Leitão a été ministre des Finances dans le cabinet de l’ancien premier ministre Philippe Couillard.

La saignée au sein du Parti libéral du Québec (PLQ) se poursuit. Le député et ex-ministre des Finances Carlos Leitão a confirmé une nouvelle qui était attendue : il quittera la vie politique cet automne, au terme de son mandat actuel.

Le départ de M. Leitão, confirmé en entrevue à Radio-Canada, porte à 12 le nombre d’élus libéraux qui ne brigueront pas un nouveau mandat de quatre ans en prévision du scrutin du 3 octobre. C’est presque la moitié du caucus du PLQ, qui compte 27 élus.

L’ancien ministre des Finances de 2014 à 2018, associé à une période de rigueur budgétaire dans la province qui a notamment entraîné divers changements dans le réseau de la santé, entend tout de même contribuer à l’élaboration de la plateforme électorale du PLQ, qui sera dévoilée lors du conseil général du parti le 11 juin.

Le député de Robert-Baldwin, dans l’ouest de l’île de Montréal, est âgé de 66 ans. Avant de se lancer en politique en 2014, il a œuvré pendant plus de trois décennies dans le domaine des services bancaires et financiers. Il porte actuellement différents chapeaux au sein du PLQ, notamment celui de porte-parole de l’opposition officielle en matière de finances publiques et d’infrastructures ainsi que pour les dossiers ayant trait à la lutte contre les changements climatiques.

« La politique active est terminée. Je m’étais engagé avec ma femme à ne faire que deux mandats », a déclaré à Radio-Canada celui qui a été élu deux fois par de fortes majorités.

Le départ de M. Leitão, qui avait été prédit par divers médias dans les dernières semaines, s’ajoute donc à celui de nombreux autres élus de longue date du Parti libéral, dont Gaétan Barrette, Lise Thériault et Pierre Arcand.

La politique active est terminée. Je m’étais engagé avec ma femme à ne faire que deux mandats.

 

Au plus bas dans les sondages depuis 2018, délaissé massivement par l’électorat francophone, le PLQ n’est plus présent que dans les régions de Montréal et de l’Outaouais. Selon le site de projections électorales Qc125, fait à partir de divers sondages, certaines circonscriptions acquises aux libéraux sont désormais menacées, surtout par la Coalition avenir Québec ou dans certains cas par Québec solidaire.

Dans les derniers mois, la chef libérale, Dominique Anglade, a fait part de son souhait de renouveler l’équipe du parti, notamment pour y attirer des candidats « progressistes ».

Avec La Presse canadienne

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