Le président de l’Assemblée nationale, François Paradis, tire sa révérence

François Paradis, le président de l’Assemblée nationale et député caquiste de Lévis, annonce son départ.
Jacques Boissinot La Presse canadienne François Paradis, le président de l’Assemblée nationale et député caquiste de Lévis, annonce son départ.

Le député caquiste de Lévis, François Paradis, quittera bientôt le fauteuil du président de l’Assemblée nationale. Il ne se représentera pas aux prochaines élections.

Il en a fait l’annonce vendredi, quelques heures après que l’animateur radiophonique Bernard Drainville a annoncé qu’il se présentait comme candidat pour la Coalition avenir Québec (CAQ) en octobre. L’ex-ministre péquiste le fera selon toute vraisemblance dans Lévis.

Vendredi, M. Paradis a assuré que sa décision n’y était pas du tout liée. « C’est un peu le jeu du temps aussi. À un moment donné, le poids de l’âge fait en sorte […] qu’un [cycle de] quatre ans nous mène à l’aube des 70 ans », a-t-il lancé lorsqu’abordé à l’entrée du Salon bleu, son terrain de jeu depuis quatre ans.

En février, il confiait pourtant dans une entrevue au Soleil son désir de revenir. « Je vais être là ! » avait-il lancé. « C’est l’analyse, hein, c’est important, a-t-il dit vendredi. Ma famille, mon épouse… »

Mandat mouvementé

 

Ancien animateur de télévision, François Paradis a fait son entrée à l’Assemblée nationale en 2014, d’abord dans l’opposition. Porte-parole de la CAQ en matière de santé et de services sociaux à l’époque, il a notamment avancé l’idée d’offrir au moins deux bains par semaine aux aînés admis dans les CHSLD. Il a été réélu en 2018.

« Il a été un excellent porte-parole en santé et il a été un excellent président », a soutenu vendredi matin le premier ministre François Legault, qui l’a recruté il y a huit ans.

Le mandat de François Paradis à titre de président de l’Assemblée nationale, de 2018 à 2022, a notamment été marqué par la pandémie de COVID-19. Sous sa présidence, le Salon bleu s’est décoré de plexiglas et les élus ont siégé à temps partiel pendant pratiquement deux ans, le temps que la pandémie se résorbe.

Le début de son mandat a aussi été marqué par des échanges acrimonieux dans l’enceinte de l’Assemblée nationale. Si bien que son autorité a été remise en question en 2019. À peu près à la même époque, il a été forcé de se prononcer sur l’habillement des élus, après que la députée solidaire Catherine Dorion se fut présentée au Salon bleu vêtue d’un coton ouaté. Le code vestimentaire des parlementaires n’a pas changé depuis.

Il est le dernier président à avoir siégé sous le crucifix. Celui-ci a été retiré en juillet 2019 et trône désormais dans une vitrine à l’entrée du Salon bleu.

« Excellent communicateur »

Dans un communiqué publié vendredi, le premier ministre François Legault a rendu hommage à son député. « Je suis très fier que François ait choisi de mettre son expérience et sa détermination au service des citoyens de Lévis et des Québécois pendant huit ans », a-t-il déclaré.

« Excellent communicateur, il a fait la différence à un moment charnière pour notre formation politique. Je veux également le remercier pour sa grande rigueur à titre de président de l’Assemblée nationale », a-t-il ajouté.

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