Le Parti québécois veut prioriser les soins à domicile pour les aînés

Le Parti québécois souhaite prioriser les soins à domicile pour les personnes âgées.
Adil Boukind / Le Devoir Le Parti québécois souhaite prioriser les soins à domicile pour les personnes âgées.

Le Parti québécois (PQ) souhaite mettre un terme au modèle des maisons des aînés et prioriser les soins à domicile afin d’améliorer les conditions de vie des personnes âgées. Le chef du parti, Paul St-Pierre Plamondon, en a fait l’annonce dimanche matin, lors d’un point de presse à la permanence du parti, aux côtés de la députée Méganne Perry Mélançon. Il s’agira de la pierre angulaire de sa campagne électorale en vue des élections générales d’octobre prochain.

M. St-Pierre Plamondon s’est montré catégorique : le système instauré par la Coalition avenir Québec (CAQ) de François Legault, qui mise sur la construction de maisons des aînés, « n’est pas viable, tant sur le plan financier que sur le plan des besoins de la population ». Il coûte non seulement « une fortune », mais « ne répond également pas aux besoins de la population », a-t-il ajouté.

« Au Québec, la proportion de nos dépenses publiques en soins longue durée qui est investie en soin à domicile est anormalement basse, a soutenu le chef péquiste. Il faut complètement changer l’offre de soin à domicile. » S’il forme le prochain gouvernement, le PQ promet en ce sens de tripler l’offre de soins à domicile.

Dans son plan Vivre et vieillir avec dignité, présenté dimanche, le parti propose un « changement de cap majeur » et s’engage à investir 2,7 milliards de dollars par année en soins à domicile. Les quatre principaux axes d’intervention de ce plan portent sur la possibilité de vivre et de vieillir chez soi, la mixité sociale, le frein de l’appauvrissement ainsi que la protection des droits des aînés. Il s’agit d’une « volonté très ferme de changer nos orientations et notre manière de dépenser », explique M. St-Pierre Plamondon.

Continuité libérale

 

« Sous Philippe Couillard et les libéraux, on pensait qu’on ne pouvait pas tomber plus bas. On pensait qu’on avait vu le pire en matière de condition de vie des aînés. Malheureusement, sous le gouvernement de la CAQ, on vient de connaître les moments les plus inhumains en matière de dignité de nos aînés », a exprimé le chef du PQ en faisant référence aux décès en CHSLD liés à la COVID-19. « Une tragédie pour laquelle le premier ministre ne veut pas connaître la vérité. Il préfère nous tenir dans l’obscurité et dans le mensonge », a-t-il ajouté.

La formation politique s’est d’ailleurs engagée à former dans les 100 premiers jours de son mandat, si elle est élue, une commission d’enquête publique et indépendante pour faire la lumière sur la crise dans les CHSLD durant la première vague de la pandémie de COVID-19.

Le parti souhaite également créer un protecteur des aînés, « entièrement indépendant du réseau de la santé », afin de prévenir la maltraitance, quelle que soit sa forme. Ce dernier aurait l’autorité de recevoir des plaintes, mais aussi de déclencher des enquêtes.

« Chacune de nos mesures est en lien avec des problématiques réelles vécues par nos aînés et nous fait voir à quel point le bilan du gouvernement de la CAQ est mince. [Il] s’est avéré être la continuité de l’approche libérale, et cette approche-là nous mène tout droit vers un mur sur le plan des finances publiques », a conclu Paul St-Pierre Plamondon.

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