Dubé appelle à la prudence à la veille du congé de Pâques

Le ministre de la Santé, Christian Dubé
Photo: Paul Chiasson La Presse canadienne Le ministre de la Santé, Christian Dubé

Après les demandes de l’opposition réclamant une plus grande présence du gouvernement face à la hausse de cas de COVID-19, le ministre de la Santé Christian Dubé a lancé un appel à la prudence, jeudi, à quelques heures des rassemblements familiaux prévus lors du long congé de Pâques.

M. Dubé a particulièrement mis en garde les personnes âgées en raison de leur vulnérabilité, en cette sixième vague de contagion.

« Ces personnes-là qui sont plus âgées, plus vulnérables, c’est elles qui devraient faire un peu plus attention, particulièrement durant le week-end de Pâques », a-t-il dit en point de presse.

M. Dubé s’est fait l’écho au message plus large du directeur national intérimaire de santé publique, le Dr Luc Boileau.

« Je pense que le docteur Boileau, ce qu’il a dit, c’est : “Ne prenons pas de risque inutile” » a-t-il dit.

Le ministre a également reconnu que le port du masque reste un outil important pour lutter contre le virus. Il réagissait ainsi à l’hypothèse que M. Boileau puisse prolonger la durée de cette mesure au-delà du 30 avril.

« Je vais le laisser finaliser sa décision là-dessus, mais on le voit, on se sent beaucoup plus en sécurité lorsqu’on a le masque », a-t-il déclaré.

Vers un port du masque prolongé ?

Le Dr Boileau a affirmé jeudi dans une entrevue radio au 98,5 qu’il étudie la possibilité de recommander au gouvernement de prolonger le port du masque de deux semaines.

Dans une entrevue publiée dans l’édition du Devoir de jeudi, la directrice régionale de santé publique de Montréal, Mylène Drouin, a également plaidé pour le maintien du port du masque dans les lieux publics tant que les cas de COVID-19 ne diminuent pas clairement.

Mercredi, le Parti libéral du Québec, Québec solidaire (QS) et le Parti québécois ont demandé au gouvernement d’être plus présent en relayant notamment les messages de la santé publique.

Le ministre Dubé a souligné que ces appels sont contradictoires puisque les oppositions ont réclamé par le passé plus d’indépendance de la santé publique face aux membres du gouvernement.

« Vous avez remarqué que, depuis quelques mois, la Santé publique prend les points de presse seule, et ils nous font des recommandations. Alors, il faut qu’ils se décident. Est-ce qu’ils veulent une Santé publique qui soit indépendante ou sous influence politique ? », a-t-il demandé tout en insistant sur l’indépendance de M. Boileau.

M. Dubé a rejeté les accusations du député de QS Vincent Marissal, qui a soutenu que le gouvernement est moins présent sur le front de la pandémie en raison de l’approche des élections, en octobre.

« Je me suis associé à la gestion de la pandémie depuis deux ans, puis je suis très fier du travail qu’on a fait », a rétorqué le ministre de la Santé.

M. Dubé a prévenu que la hausse du nombre de cas de COVID-19 continuera d’exercer une pression sur le réseau de la santé, où 13 000 employés sont absents.

« Ça va être difficile dans les urgences pour les deux prochaines semaines », a-t-il dit.

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