La CAQ veut réparer «une erreur historique» en plafonnant le prix de l’électricité, dit le PLQ

Dominique Anglade a soutenu que le gouvernement devrait revenir à la situation précédant l’appariement des tarifs d’Hydro-Québec à l’inflation.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Dominique Anglade a soutenu que le gouvernement devrait revenir à la situation précédant l’appariement des tarifs d’Hydro-Québec à l’inflation.

La Coalition avenir Québec tente de réparer « une erreur historique » avec sa proposition de légiférer pour plafonner les tarifs d’électricité après les avoir appariés à l’inflation, a déclaré jeudi la cheffe libérale, Dominique Anglade.

Mme Anglade a rappelé que c’est la CAQ qui avait fait adopter un premier projet de loi, en décembre 2019, pour que les hausses tarifaires d’Hydro-Québec suivent les variations du coût de la vie.

« C’est une aberration qui est en train de se passer, a-t-elle dit en point de presse jeudi. Ils ont commis une erreur historique avec le projet de loi qu’ils ont décidé d’adopter, un projet de loi que tout le monde critiquait. Tout le monde était contre, sauf eux », dit l’élue libérale.

Le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles, Jonatan Julien, a annoncé mercredi que le gouvernement déposera d’ici juin un projet de loi afin d’empêcher toute hausse de plus de 3 %, comme l’avait laissé entrevoir la semaine dernière le premier ministre François Legault.

Mme Anglade a soutenu que le gouvernement devrait revenir à la situation précédant l’appariement des tarifs d’Hydro-Québec à l’inflation. Selon elle, les hausses tarifaires devraient être déterminées par la Régie de l’énergie.

« On a besoin d’avoir une Régie de l’énergie qui est capable de contrôler l’augmentation pour les consommateurs, a-t-elle dit. C’est la seule chose à faire. Tout le reste, là, ça, c’est une patch à droite, une patch à gauche. »

Selon la cheffe libérale, le plafonnement envisagé par la CAQ pourrait nuire aux exportations d’Hydro-Québec à l’étranger.

Politisation

 

Le député péquiste Sylvain Gaudreault, porte-parole pour le dossier de l’énergie, a déploré que le projet de loi crée une politisation des hausses tarifaires.

« On a la démonstration éloquente d’un gouvernement qui a les deux mains politiques, politiquement parlant, dans la fixation des tarifs », a-t-il dit en point de presse.

La députée de Québec solidaire Manon Massé, chargée du dossier de l’énergie, a exprimé sa déception que le gouvernement opte pour le plafonnement plutôt que pour un gel des tarifs d’Hydro-Québec.

« Le mécanisme, ça a l’air qu’on n’en aura pas un très satisfaisant pour la suite des choses », a-t-elle dit.

Sans l’intervention projetée par le gouvernement, la hausse de l’inflation laisse entrevoir une majoration de 5 % des tarifs d’électricité à partir du 1er avril 2023.

Le ministre Julien a affirmé que l’objectif du gouvernement est de limiter de façon permanente les hausses à 3 %.

Une première hausse de 2,6 % des tarifs, depuis l’adoption du projet de loi qui les apparie au coût de la vie, entrera en vigueur le 1er avril prochain.



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