Harold LeBel ne sera pas candidat en 2022

M. Lebel s’est dit «déçu» de devoir faire une croix sur la vie politique.
Francis Vachon Le Devoir M. Lebel s’est dit «déçu» de devoir faire une croix sur la vie politique.

Toujours empêtré dans une affaire d’agression sexuelle alléguée, le député indépendant Harold LeBel quitte la vie politique. L’ex-élu du Parti québécois (PQ) a expliqué sa décision jeudi par le report de son procès à l’automne.

« Je ne serai pas candidat aux prochaines élections générales », a tout simplement lancé M. LeBel lors d’un point de presse en direct de sa circonscription de Rimouski. L’élu indépendant, qui devait subir un procès au printemps, a « récemment » été mis au courant par son équipe juridique du report des procédures à l’automne, en pleine période électorale.

« J’espérais vivre ce moment [les audiences] au printemps. C’était ce qui était prévu », a observé M. LeBel, qui s’est dit « déçu » de devoir faire une croix sur la vie politique.

« J’étais prêt, avec humilité et confiance, à demander de continuer pour quatre autres années », a-t-il ajouté.

Élu deux fois sous la bannière du Parti québécois, l’élu a été arrêté en décembre 2020 pour agression sexuelle. Selon plusieurs médias, les faits allégués remonteraient à 2017. « Toutes les violences sexuelles doivent être combattues avec force », avait lancé le chef de M. LeBel, Paul St-Pierre Plamondon, en annonçant son retrait du caucus péquiste le temps que la lumière soit faite.

Une décision en suspens

 

M. LeBel porte depuis lors le chapeau de député indépendant. Il n’est pas revenu siéger à l’Assemblée nationale, mais a fait de nombreuses sorties publiques dans sa région. Dans une entrevue avec le journal local Le Soir, le mois dernier, le président de l’association rimouskoise du PQ, Alain Dion, évoquait même la possibilité qu’il porte de nouveau les couleurs du parti lors du scrutin automnal.

« Nous avons toujours eu comme attitude de laisser la justice suivre son cours. On attend le résultat [du procès], mais on n’a pas écarté la candidature d’Harold », avait-il dit. Jusqu’ici, le bureau national du PQ s’était contenté de dire qu’il laisserait les procédures judiciaires suivre leur cours avant de prendre une décision.

Harold LeBel a plaidé non coupable au seul chef d’accusation qui pèse contre lui. Il a demandé de comparaître devant juge et jury.

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