L’APTS et la FSSS négocient encore pour éviter la grève lundi

L’APTS compte 60 000 membres du secteur de la santé et des services sociaux, dont les psychologues.
Photo: Getty Images L’APTS compte 60 000 membres du secteur de la santé et des services sociaux, dont les psychologues.

À quelques heures du déclenchement prévu d’une grève d’une durée de deux jours, l’APTS et la FSSS négociaient encore, dimanche soir. Mais la grève semblait difficile à éviter.

Les deux organisations syndicales du secteur de la santé et des services sociaux ont prévu un débrayage qui doit débuter à 00 h 01 dans la nuit de dimanche à lundi.

L’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux (APTS) compte 60 000 membres. Elle avait déjà débrayé les 7 et 8 juin.

L’APTS représente des techniciennes en laboratoire, en imagerie médicale, des travailleuses sociales, des psychologues, des nutritionnistes, par exemple. Ses membres travaillent dans les centres jeunesse et les établissements de santé.

Dimanche soir, on indiquait que les discussions se poursuivaient encore de façon intensive avec le gouvernement du Québec. Et à 21 h, aucune entente de principe n’avait encore été conclue.

Du côté de la Fédération de la santé et des services sociaux, affiliée à la CSN, c’est environ la moitié des membres ayant le potentiel de débrayer, soit 60 000 sur 110 000, qui seraient concernés par un éventuel débrayage.

Les 50 000 autres de la FSSS doivent attendre une décision du Tribunal administratif du travail. Celui-ci doit d’abord approuver la liste des services essentiels à maintenir, avant que ces syndiqués puissent exercer leur mandat de grève.

Tant à l’APTS qu’à la FSSS, durant le débrayage, les services essentiels devront être maintenus ; la proportion variant selon l’unité de soins, le type d’établissement de santé ou de services sociaux. Dans les unités de soins comme l’urgence et les soins intensifs, par exemple, il ne peut y avoir aucun débrayage.

Plusieurs ententes

Le gouvernement du Québec a pourtant conclu plusieurs ententes de principe à ce jour, globales ou partielles, avec d’autres organisations syndicales du secteur public.

L’entente globale avec la centrale syndicale FTQ prévoit des augmentations de 2 % en 2020-2021, puis 2 % en 2021-2022 et 2 % en 2022-2023, avec des augmentations de salaire plus généreuses pour les plus bas salariés et les salaires d’entrée dans certains emplois.

Traditionnellement, c’est un front commun intersyndical ou une centrale syndicale qui pave la voie aux autres organisations sur le plan des augmentations de salaire.

Québec s’est aussi entendu avec la Fédération interprofessionnelle de la santé (FIQ), qui représente 76 000 infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et autres professionnelles en soins.

D’autres ententes de principe ont également été conclues avec les deux regroupements syndicaux d’enseignants du primaire et secondaire : la Fédération des syndicats de l’enseignement affiliée à la CSQ (qui négociait pour 73 000 enseignants) et la Fédération autonome de l’enseignement (qui négociait pour 49 000 enseignants).

Et d’autres ententes de principe, encore, ont été conclues avec les employés de soutien scolaire, avec les professionnels de l’éducation et avec le Syndicat des professionnels du gouvernement — un syndicat indépendant des centrales.

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