La CAQ refuse une motion qui aurait reconnu l’erreur de l’Assemblée nationale envers Yves Michaud

En 2000, l'Assemblée nationale, sur motion de l'opposition libérale, avait condamné des propos d'Yves Michaud, qui avaient été jugés antisémites.
Photo: Archives Getty Images En 2000, l'Assemblée nationale, sur motion de l'opposition libérale, avait condamné des propos d'Yves Michaud, qui avaient été jugés antisémites.

Le gouvernement Legault a refusé vendredi une motion qui visait à réparer un blâme prononcé contre l’ancien député Yves Michaud il y a 20 ans.

Rappelons que l'Assemblée nationale, sur motion de l'opposition libérale, avait alors condamné des propos de M. Michaud qui avaient été jugés antisémites.

Ami de René Lévesque et ancien délégué général du Québec à Paris, M. Michaud n’a jamais cessé depuis de demander le retrait de cette motion. Il a toujours plaidé qu’on lui avait attribué ces propos sans fondement et a réclamé qu’on le réhabilite.

Vendredi matin, le chef péquiste, Pascal Bérubé, a déposé une motion qui demandait qu’on répare « l’erreur » commise en 2000.

La motion affirmait aussi que l’Assemblée n’est pas le forum approprié pour blâmer un citoyen ou rendre justice.

 

À (re)lire:

L’Assemblée bien-pensante, la chronique de Michel David du 8 décembre

Le ministre Jean Boulet, qui agissait à titre de leader parlementaire du gouvernement vendredi, a refusé le dépôt de la motion.

Les caquistes estiment avoir été victimes d’un « coup fourré » dans cet épisode.

Selon une source du gouvernement, le libellé qui avait été proposé par le PQ à l’origine n’était pas le même.

En entrevue avec La Presse canadienne, cet interlocuteur caquiste, qui a refusé d’être identifié, a indiqué que le gouvernement était d’accord avec une motion plus générale : il ne fallait pas que l’Assemblée reconnaisse ses torts et il ne fallait pas mentionner le nom de M. Michaud, a-t-il précisé.

Selon cette source, la motion péquiste « changeait complètement la démarche ». Elle aurait « excusé » les propos d’Yves Michaud et aurait relancé le « débat politique ».

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