L’opposition demande des explications au gouvernement Legault

«Il en va maintenant de la paix sociale au Québec», a insisté la cheffe libérale, Dominique Anglade.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne «Il en va maintenant de la paix sociale au Québec», a insisté la cheffe libérale, Dominique Anglade.

Le gouvernement Legault doit « se ressaisir » et justifier ses décisions par rapport à la COVID-19, sans quoi la confiance des Québécois va continuer de s’éroder un peu plus chaque jour, ont martelé mardi les trois partis d’opposition.

« Il en va maintenant de la paix sociale au Québec », a insisté la cheffe libérale, Dominique Anglade, lors d’un point de presse au cours duquel elle réagissait au prolongement de quatre semaines de la période de restrictions, jusqu’au 23 novembre.

François Legault a défendu son gouvernement en début d'après-midi. « Quand on a de l'information, on la donne », a-t-il dit.

Le défi de 28 jours s’est transformé en défi de 56 jours, ont souligné les oppositions, qui exigent du gouvernement qu’il rende publics les avis de la santé publique, explique précisément où sont les éclosions et prenne des décisions claires et cohérentes.

Car, selon eux, les Québécois ne sont pas prêts à suivre aveuglément les consignes. Ils ne comprennent pas, par exemple, pourquoi l’entreprise Olymel, qui compte une centaine de cas de COVID-19 et un décès, demeure ouverte, alors que les musées et les cinémas, eux, sont fermés.

Lundi, quelque 200 centres de conditionnement physique, de yoga et de danse ont annoncé leur intention d’ouvrir leurs portes jeudi malgré les restrictions liées à la COVID-19. Les établissements s’exposeront à des amendes, mais également les clients, a précisé le premier ministre François Legault mardi.

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L’incohérence et le manque d’explications minent dangereusement la confiance des Québécois envers les autorités, si bien que des groupes tendent à présent vers la désobéissance civile, a fait remarquer Mme Anglade.

« Il faut à tout prix que le premier ministre se ressaisisse par rapport à la crise de la COVID-19. Il en va maintenant de la paix sociale au Québec, a déclaré Mme Anglade. Si on avait fait preuve de plus de transparence et de cohérence, on ne serait pas rendu là aujourd’hui. »

Avec Le Devoir

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