L’INESSS entrevoit une diminution des hospitalisations

L’INESSS a mis au point un modèle de prédiction des besoins en ressources hospitalières, qu’il met à jour quotidiennement depuis début septembre.
Photo: Marie-France Coallier Archives Le Devoir L’INESSS a mis au point un modèle de prédiction des besoins en ressources hospitalières, qu’il met à jour quotidiennement depuis début septembre.

Le nombre d’hospitalisations au Québec pourrait « amorcer une diminution » si la tendance se maintient, écrit l’Institut national d’excellence en santé et en services sociaux (INESSS) dans ses prédictions hebdomadaires.

Ces projections ne tiennent cependant pas compte des éclosions récentes en CHSLD et en résidences privées pour aînés (RPA). Or si les premières risquent d’avoir peu d’effets sur les hôpitaux, les secondes pourraient changer la donne.

« Les éclosions en CHSLD se traduisent rarement par des occupations de lits en soins intensifs dans les hôpitaux. Les RPA sont toutefois occupées par des personnes autonomes qui pourraient nécessiter un transfert vers un centre hospitalier », a fait savoir la conseillère en communications de l’INESSS, Olivia Jacques, par courriel.

Dans sa mise à jour du 21 octobre, l’INESSS écrit que « la tendance observée la semaine dernière vers une stabilisation des nouvelles hospitalisations se poursuit ». « Si le taux de transmission reste constant, le nombre de nouvelles hospitalisations pour l’ensemble du Québec […] pourrait se stabiliser, voire amorcer une diminution », ajoutent les chercheurs.

De concert avec l’Université McGill, l’INESSS a mis au point un modèle de prédiction des besoins en ressources hospitalières, qu’il met à jour quotidiennement depuis début septembre. Après s’être inquiétés du manque de lits dans le Grand Montréal au début du mois, les chercheurs ont remarqué une amélioration au fil des semaines — et du resserrement des mesures sanitaires.

Leur mise à jour la plus récente, « sur la base des données colligées jusqu’au 18 octobre », ne « prévoit pas de dépassement des capacités hospitalières dédiées à la COVID-19 au cours des quatre prochaines semaines ».

Le rapport identifie par ailleurs certaines « limites », comme l’exclusion de « l’effet éventuel » des éclosions en RPA. « Au-delà de la disponibilité des lits, d’autres facteurs influencent également la capacité hospitalière, notamment la disponibilité du personnel et du matériel », écrivent aussi les chercheurs. Ils notent aussi qu’il n’est « pas possible en ce moment d’exclure des données les cas qui sont placés en isolement préventif dans les lits d’hospitalisation ».

Le ministre de la Santé, qui a pris l’habitude de partager ces projections sur les réseaux sociaux, a invité les Québécois vendredi à continuer leurs efforts « pour casser la vague ». « On doit toutefois rester prudents, le réseau est très fragile », a écrit Christian Dubé sur son compte Twitter.