«Ça va bien aller» est devenu «ça a mal été», d’après les partis d’opposition

La porte-parole du parti qui forme la deuxième opposition, la députée Manon Massé, s’est interrogée sur le manque de préparation du gouvernement, qui a attendu d’être confronté à la crise pour réagir, selon elle.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne La porte-parole du parti qui forme la deuxième opposition, la députée Manon Massé, s’est interrogée sur le manque de préparation du gouvernement, qui a attendu d’être confronté à la crise pour réagir, selon elle.

Depuis le début de la crise sanitaire, le premier ministre François Legault affectionne le slogan : « ça va bien aller », mais la suite des choses démontre plutôt que « ça a mal été », selon Québec solidaire.

Les partis d’opposition ont profité de la fin de la présente session parlementaire, vendredi, pour porter un jugement sévère sur la gestion gouvernementale de la crise sanitaire, qui s’est soldée au Québec, à ce jour, par 5148 décès, soit « plus que toutes les autres provinces réunies », a noté Québec solidaire.

La porte-parole du parti qui forme la deuxième opposition, la députée Manon Massé, s’est interrogée sur le manque de préparation du gouvernement, qui a attendu d’être confronté à la crise pour réagir, selon elle.

Le drame survenu au CHSLD Herron, où des résidents étaient laissés à eux-mêmes, a marqué un point tournant, selon Québec solidaire, faisant la preuve que le gouvernement avait « perdu le contrôle » de la situation dans les CHSLD, étant incapable notamment d’éviter le transfert de personnel d’un établissement à l’autre, ce qui a accéléré la propagation du virus.

 

« Combien de vies on aurait sauvées ? » grâce à une meilleure anticipation des problèmes et une meilleure préparation, s’est demandé l’autre porte-parole solidaire, le député de Gouin, Gabriel Nadeau-Dubois.

Québec solidaire est désormais « en mission », a-t-il dit, pour maintenir le filet de protection sociale du Québec au lendemain de la pandémie.

« Pas question de revenir au Québec d’avant, celui qui était trop faible pour faire face à une crise », a prévenu M. Nadeau-Dubois.

Mme Massé s’est demandé dans quelle mesure le gouvernement sera prêt à affronter une éventuelle deuxième vague de propagation du virus de la COVID-19.

Selon M. Nadeau-Dubois, en octobre 2022, lors du prochain scrutin général, les électeurs vont, avant tout autre enjeu, vouloir juger le gouvernement Legault sur sa façon de gérer la crise sanitaire.

De son côté, l’opposition péquiste a critiqué durement le processus de déconfinement du Québec, marqué par une série de « cafouillages, de contradictions et de décisions discutables ».

L’équipe du Parti québécois (PQ) partage l’avis de QS selon lequel la situation à la résidence Herron a marqué un point tournant dans la gestion de la crise et exposé toute « la vulnérabilité des CHSLD », visiblement « très mal préparés » à affronter le virus.

À partir de là, pour le gouvernement, « la dégringolade s’est accélérée », selon la députée péquiste de Joliette, Véronique Hivon.

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