Alexandre Cusson promet des milliards pour relier les régions

Alexandre Cusson a déposé, lundi à Québec, son bulletin de mise en candidature à la direction du Parti libéral du Québec.
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Alexandre Cusson a déposé, lundi à Québec, son bulletin de mise en candidature à la direction du Parti libéral du Québec.

Son communiqué de presse notait la présence de « plusieurs militants », mais c’est plutôt en compagnie de quatre membres de son organisation que l’aspirant-chef libéral Alexandre Cusson a déposé, lundi à Québec, son bulletin de mise en candidature.

Qu’importe le caractère modeste de son annonce ; l’ex-maire de Drummondville s’est félicité d’avoir recueilli les signatures de 900 sympathisants, qui comptent faire un contrepoids aux 1360 membres du Parti libéral du Québec (PLQ) qui ont choisi d’appuyer sa rivale, Dominique Anglade.

« On est arrivés dans la course beaucoup plus tard, donc, moi, je suis extrêmement satisfait », s’est réjoui le candidat. « La course, c’est la course au vote pour le 31 mai », a-t-il ajouté.

Des milliards pour la mobilité

Pour se distinguer de Dominique Anglade, Alexandre Cusson s’est dit prêt à investir « des milliards » pour mettre en place un système de transport collectif interrégional « efficace » et « pertinent pour la population ».

Avec cette « Baie-James » du transport collectif, il a dit voir une façon de « rapprocher le gouvernement de sa base, du terrain », en impliquant le plus grand nombre de citoyens dans une « transition écologique », qui ne serait surtout pas « l’affaire d’un petit groupe » et qui relèverait directement du bureau du premier ministre.

Voilà ce qui constituerait son legs, a lancé le candidat. « Le grand projet, dont je veux discuter avec les Québécois, c’est celui de relier les régions entre elles. »

Peu de détails

Appelé à définir sa vision, Alexandre Cusson a évoqué les « 6000 kilomètres de voie ferrée » qui sont encore accessibles au Québec et dit souhaiter voir émerger un système de transport par autocars électriques.

« Il faut être capable de passer de Montréal au Saguenay avec des horaires intéressants et pertinents », a illustré celui qui souhaite succéder à Philippe Couillard à la tête du PLQ. Il a fourni peu de détails sur son projet, qui pourrait se faire en partenariats public-privé et dont le coût se trouverait, à terme, dans un cadre financier.

« Ce qu’il faudra faire, ultimement, c’est la balance entre le coût du développement d’un réseau de transport en commun sur plusieurs années, versus le coût des énergies qu’on utilise actuellement. Le coût pour notre société, pour notre planète », a déclaré Alexandre Cusson. « Un service qui est un service pertinent, efficace, dans lequel il y a des fréquences, qui est accessible pour la population, c’est un service qu’on peut rendre rentable pour la collectivité », a-t-il insisté.

Chose certaine : le réseau de transport en commun actuel n’était ni assez « pertinent » ni assez « efficace » pour que le candidat Cusson l’utilise afin de se rendre aux bureaux du PLQ, sur le boulevard Wilfrid-Hamel à Québec. Pour des « raisons techniques » et « d’organisation du transport », il a préféré un véhicule utilitaire sport haut de gamme au Toyota Highlander hybride qu’il conduit habituellement pour faire campagne — et qui compte 10 000 km au compteur, a-t-il souligné.