QS et le PQ réclament un régime d’assurance

Les retraités des quotidiens régionaux de GCM ont convergé vers Montréal le 11 décembre dernier pour manifester devant les bureaux de Power Corporation.
Photo: Charles Frédérick Ouellet Le Devoir Les retraités des quotidiens régionaux de GCM ont convergé vers Montréal le 11 décembre dernier pour manifester devant les bureaux de Power Corporation.

Québec solidaire (QS) et le Parti québécois (PQ) réclament que le gouvernement Legault mette en place un régime d’assurance pension inspiré du programme établi il y a longtemps en Ontario et ils l’exhortent à faire pression sur Power Corporation du Canada dans le dossier des retraités de Groupe Capitales Médias (GCM).

L’initiative du député solidaire Vincent Marissal et du péquiste Sylvain Gaudreault est inspirée par le sort réservé à quelque 900 retraités de GCM qui verront leurs rentes fondre de près du tiers.

Le juge Jacques J. Lévesque, de la Cour d’appel du Québec, a en effet refusé jeudi d’entendre l’appel des retraités de GCM d’une décision de la Cour supérieure rendue le 23 décembre.

Ces retraités devront ainsi faire une croix sur 25 à 30 % de leurs rentes à compter de février en plus de renoncer, par des quittances, à d’éventuels recours à l’égard des différents syndicats et comités de retraite.

M. Marissal rappelle qu’avant eux les employés du détaillant Sears, de la papetière White Birch et du fabricant d’électroménagers Mabe Canada ont connu un sort semblable. Ces personnes ont vu partir en fumée le fruit de toute une vie de travail, ou une partie.

Le député de Rosemont a indiqué que le programme mis sur pied en Ontario affichait des surplus de plus de 736 millions au 31 mars 2018. À son avis, les retraités ontariens sont protégés en cas de faillite de leur entreprise.

Vincent Marissal réclame aussi que Power Corporation du Canada protège les retraites des anciens employés de GCM, comme il l’a fait pour les employés de La Presse. Cette demande a également été reprise par M. Gaudreault.

M. Marissal, qui est lui-même un ancien employé de La Presse, accuse Power Corporation du Canada de s’être livrée ni plus ni moins qu’à une manigance comptable et immorale en laissant des gens, qui ont travaillé toute leur vie, vivre leur retraite, et pour certains leurs dernières années, dans la misère.

« Il s’agit de cas humains, de cas graves, de gens qui ont travaillé toute leur vie et qui ont été largués par Power Corp., qui s’est lavé les mains, a affirmé jeudi M. Marissal en point de presse à l’Assemblée nationale. [Les ministres] ont le pouvoir de prendre le téléphone puis de profiter des prochains cocktails à Montréal et ailleurs pour faire pression sur Power Corporation et lui dire : “Franchement, là, pas fort. Ce n’est pas fort, votre affaire.” »

Sylvain Gaudreault a pour sa part demandé une enquête de Retraite Québec sur la question des retraités lors de la transaction de 2015 entre Power Corporation et Martin Cauchon.


Il s’agit de cas humains, de cas graves, de gens qui ont travaillé toute leur vie et qui ont été largués par Power Corp.