Journée du port du coton ouaté par des femmes: la FFQ propose le voile

La Fédération des femmes du Québec, et sa présidente Gabrielle Bouchard, est ouvertement opposée à la <em>Loi sur la laïcité de l’État</em> adoptée par l’Assemblée nationale en juin dernier.
Photo: Ryan Remiorz Archives La Presse canadienne La Fédération des femmes du Québec, et sa présidente Gabrielle Bouchard, est ouvertement opposée à la Loi sur la laïcité de l’État adoptée par l’Assemblée nationale en juin dernier.

La présidente de la Fédération des femmes du Québec (FFQ), Gabrielle Bouchard, profite de la campagne « Mon coton ouaté, mon choix », lancée récemment sur Facebook, pour inviter les Québécoises à porter un voile en ce mardi.

Cet appel survient quelques jours après que la députée de Québec solidaire (QS) Catherine Dorion ait quitté l’Assemblée nationale après avoir été critiquée pour s’être présentée vêtue d’un chandail en coton ouaté, ce qui n’était pas la tenue de ville exigée par le règlement comme l’a fait remarquer la vice-présidente de l’Assemblée nationale.

« Mon coton ouaté, mon choix » explique sur Facebook que la base de l’égalité et du féminisme, c’est le contrôle d’une femme sur son corps et ses choix. L’attitude de la vice-présidente de l’Assemblée nationale, de collègues députés et des médias, qualifiée d’emportement, est jugée virulente et agressive, qui frôle l’intimidation.

L’organisation invite donc les femmes à démontrer leur solidarité et leur ras-le-bol en portant un coton ouaté mardi, de 8 h  à 18 h, et en se prenant en photo sur les réseaux sociaux.

Sur Twitter, Gabrielle Bouchard a retransmis au cours des derniers jours des textes d’appui à ce mouvement et à la députée Dorion, mais elle a aussi écrit : « Le coton ouaté, c’est cute…. mais le voile, c’est vraiment badass. Mardi prochain, portez le voile ».

La Fédération des femmes du Québec est ouvertement opposée à la Loi sur la laïcité de l’État adoptée par l’Assemblée nationale en juin dernier. Cette loi interdit le port de signes religieux par certains employés de l’État québécois.

La FFQ estime que cette loi ne fait que masquer, sous le couvert d’une fausse laïcité, le contrôle des corps et des vies.