QS croit qu’un grand mouvement pour le climat se met en branle au Québec

Une grande marche sur le climat au lieu vendredi à Montréal.
Photo: Francis Vachon Le Devoir Une grande marche sur le climat au lieu vendredi à Montréal.

Québec solidaire (QS) mènera une série d’actions politiques dans le cadre de la semaine du climat qui culminera, vendredi, en une journée de « grève » où les députés se passeront d’une journée de salaire.

La formation politique appelle tous les Québécois à faire la grève et manquer une journée de travail, vendredi, afin de participer à une grande marche sur le climat. La jeune militante suédoise Greta Thunberg sera à Montréal pour l’occasion.

Par souci de cohérence, les 10 députés de QS annoncent qu’ils marcheront dans leurs régions respectives et feront don de l’équivalent d’une journée de salaire à des organismes environnementaux, soit environ 4000 $.

Si ce geste peut paraître « symbolique », il est tout de même nécessaire, a affirmé lundi le co-porte-parole de QS, Gabriel Nadeau-Dubois.

« Une grève, c’est un geste collectif. On le pose ensemble », a-t-il déclaré en point de presse à l’Assemblée nationale. Il a dit croire qu’un grand mouvement environnemental se met en branle au Québec.

Ce mouvement lui rappelle le printemps étudiant de 2012, qui a généré des manifestations monstres dans les rues de la métropole, et dans lequel il a joué un rôle majeur, un mouvement issu de la jeunesse, a-t-il souligné.

Par ailleurs, M. Nadeau-Dubois en a profité lundi pour accuser le gouvernement de la Coalition avenir Québec (CAQ) d’être « climatopassif », voire « climatosceptique », puisqu’il n’a rien fait pour le climat depuis un an, selon lui.

Il faisait ainsi écho au porte-parole du Pacte pour la transition écologique, le metteur en scène Dominic Champagne, qui s’est récemment dit scandalisé par l’inaction du gouvernement caquiste après bientôt une année au pouvoir.

« Le Québec est paralysé par l’inaction climatique sous François Legault », a insisté Gabriel Nadeau-Dubois, en soulignant que le gouvernement tarde à présenter un plan de réduction des gaz à effet de serre (GES).

A fortiori, la position du premier ministre lui-même est ambiguë, a-t-il ajouté. M. Legault dit reconnaître les changements climatiques, mais il agit pour les aggraver, selon lui, en soutenant, par exemple, le projet d’usine de gaz naturel à Saguenay et la construction d’un troisième lien routier entre Québec et Lévis. « Qu’est-ce qu’on doit croire ? Les gestes de M. Legault ou ses paroles ? »

Québec solidaire dédiera toutes ses interventions en Chambre cette semaine à la crise climatique. Le parti de gauche déposera deux projets de loi en ce sens « pour que le gouvernement réalise qu’il y en a des solutions sur la table ».