Rentrée parlementaire à Québec mardi sur fond d’élections fédérales

Les quatre partis politiques seront très actifs en novembre, organisant tour à tour leur congrès national entre le 2 et le 24 de ce mois.
Photo: Renaud Philippe Le Devoir Les quatre partis politiques seront très actifs en novembre, organisant tour à tour leur congrès national entre le 2 et le 24 de ce mois.

La rentrée parlementaire à Québec s’effectuera le mardi 17 septembre, alors que les élections fédérales battent leur plein. Voici un aperçu des plus gros événements attendus cet automne à l’Assemblée nationale.

Pacte fiscal et fonction publique

Le gouvernement Legault, qui a d’énormes surplus, sera mis à l’épreuve lors de la négociation d’un nouveau pacte fiscal avec les municipalités et du renouvellement des conventions collectives de plus d’un demi-million d’employés de la fonction publique. Les grandes centrales syndicales réclament de meilleures conditions afin de « reconstruire » les services publics, mais le gouvernement les prévient que les surplus budgétaires ne sont pas « infinis » et qu’ils appartiennent aux Québécois. De leur côté, les municipalités rappellent au premier ministre François Legault sa promesse électorale de leur céder un point de TVQ, ce qui représente environ 1,7 milliard de dollars en ce moment.

Médias et mise à jour économique

Le gouvernement a promis de présenter un plan d’aide aux médias, étouffés par une crise des revenus causée en grande partie par les géants de l’Internet. Le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, laisse entendre qu’il serait prêt à offrir un crédit d’impôt sur la masse salariale, afin notamment de sauver le Groupe Capitales Médias de la faillite.

En outre, le ministre des Finances, Eric Girard, pourrait profiter de sa mise à jour économique pour abolir la contribution additionnelle modulée sur le revenu au service de garde, bonifier l’allocation familiale et accélérer l’harmonisation des taxes scolaires. Le président du Conseil du trésor, Christian Dubé, attend impatiemment l’étude de l’Institut canadien d’information sur la santé cet automne pour savoir s’il pourra sabrer un milliard de dollars dans l’enveloppe salariale des médecins spécialistes, comme son parti s’y était engagé en campagne électorale.

Écoles, Hydro et pesticides

Les commissions scolaires telles qu’on les connaît sont appelées à disparaître. Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, déposera un projet de loi pour abolir les élections scolaires et transformer les commissions scolaires en centres de services. Devant la levée de boucliers des commissaires, le gouvernement brandira le rapport « accablant » qu’il a lui-même commandé, qui prouve, selon lui, la nécessité d’une vaste réforme de la gouvernance. Le ministre Roberge aura un automne fort occupé : il devra également continuer de défendre son controversé projet de loi créant des milliers de classes de maternelles 4 ans partout au Québec à un prix faramineux.

Par ailleurs, les députés étudieront le projet de loi 34, arme du gouvernement pour tenter de clore la saga des trop-perçus d’Hydro-Québec. Il s’agit d’un plan de remboursement sur cinq ans, qui ferait économiser aux propriétaires d’une maison unifamiliale 215 $, mais qui affranchirait la société d’État de plusieurs contrôles de sa tarification par la Régie de l’énergie. Il sera aussi question de pesticides à l’Assemblée nationale cet automne ; une consultation sur leur usage se poursuit du 23 au 26 septembre.