Pas d’entente à rabais avec New York, dit l’opposition officielle à Legault

François Legault était en visite à New York de dimanche à mardi notamment pour convaincre la Ville d’acheter les surplus d’Hydro-Québec.
Photo: Graham Hughes La Presse canadienne François Legault était en visite à New York de dimanche à mardi notamment pour convaincre la Ville d’acheter les surplus d’Hydro-Québec.

Le premier ministre François Legault ne doit pas conclure une « entente à rabais » sur le dos des Québécois pour exporter de l’électricité à New York.

L’opposition officielle a ainsi remis en doute mercredi les aptitudes de négociateur du chef caquiste dans une mission qui sent « l’improvisation », pour reprendre les mots du député libéral Saul Polo.

Le premier ministre était en visite à New York de dimanche à mardi notamment pour convaincre la Ville d’acheter les surplus d’Hydro-Québec. Il a laissé entendre que tout contrat pour vendre ces surplus à un tarif qui est au-dessus de zéro est avantageux pour Hydro-Québec.

Or dans une entrevue avec La Presse canadienne, le porte-parole libéral en matière d’énergie, Saul Polo, a lancé une mise en garde au premier ministre.

Il lui reproche d’entamer ces négociations dans une position de vulnérabilité et soutient qu’il ne faut pas faire une entente à la sauvette à tout prix avec New York, mais une bonne entente pour les Québécois.

M. Polo demande à M. Legault de tenir compte des impacts à long terme d’un contrat d’exportation avec New York.

Il s’inquiète également du niveau de préparation de cette mission, alors que le premier ministre a annoncé mardi la visite du président-directeur général d’Hydro, Éric Martel, à New York dans les prochains jours.

Selon M. Polo, M. Martel aurait dû accompagner M. Legault, comme d’ailleurs le ministre de l’Énergie, Jonatan Julien, lui aussi absent alors qu’il s’agit de son portefeuille.