Mort d’une fillette à Granby: «Il y a clairement eu des failles», reconnaît Lionel Carmant

Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant
Photo: Jacques Boissinot Archives La Presse canadienne Le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux, Lionel Carmant

Le ministre Lionel Carmant n’écarte pas la possibilité d'ouvrir une enquête sur la mort d’une fillette de sept ans mardi à Granby, qui aurait subi de la maltraitance.

« Je suis outré par ce que j’ai lu ce matin, a déclaré le ministre délégué à la Santé et aux Services sociaux mercredi matin. Je ne comprends pas comment un enfant qui a été retiré de l’école et dont les grands-parents ont tenté de signaler la situation n’a pas été pris en charge par le système, par le réseau, et s’il le faut, on demandera une enquête. »

« Il y a clairement eu des failles », a-t-il ajouté en évoquant le fait que les listes d’attente pour les services de la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ) sont longues en Estrie.

Deux adultes, un homme de 30 ans et une femme de 35 ans, ont été accusés de séquestration. La femme qui serait la conjointe du père de la fillette est également accusée de voies de fait graves.

Le premier ministre François Legault a réagi à son tour. « D’abord, c’est épouvantable, ce qui est arrivé avec cette petite fille, a-t-il déclaré. J’ai regardé la possibilité de faire une enquête. On est en train de l’examiner. »

« Il est trop tôt pour dire exactement quelle forme prendra l'enquête, mais évidemment on veut savoir ce qui s’est passé avec le centre jeunesse », a-t-il ajouté.

Écoutez les réactions de MM. Carmant et Legault:

 

La porte-parole libérale en matière de services sociaux, Hélène David, demande au ministre d'établir les failles qui ont mené à cet événement tragique.

« Comment se fait-il qu’une situation aussi délicate et dangereuse ait passé à travers les mailles du filet ? a-t-elle demandé. Il faut absolument que le ministre Carmant fasse toute la lumière [sur cette affaire] parce qu’on ne veut plus de cas comme ça. »

Le ministre a indiqué que la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse tentait de remonter le fil des événements pour vérifier s’il y avait bel et bien eu signalement à la DPJ, après quoi il décidera s’il y a lieu d’ouvrir une enquête.

Avec La Presse canadienne