Salaire minimum: QS veut connaître les intentions du gouvernement caquiste

Le ministre du Travail Jean Boulet se dit «très sensible» à la question du salaire minimum, mais il semblait fermer la porte à l’option du 15 dollars l’heure.
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le ministre du Travail Jean Boulet se dit «très sensible» à la question du salaire minimum, mais il semblait fermer la porte à l’option du 15 dollars l’heure.

Québec solidaire (QS) exhorte le gouvernement caquiste à dévoiler ses intentions sur l’éventuelle hausse du salaire minimum, qui doit avoir lieu en mai.

En entrevue avec La Presse canadienne, samedi, le député solidaire de Hochelaga-Maisonneuve, Alexandre Leduc, a rappelé qu’il était nécessaire de révéler la nature de la hausse plusieurs mois à l’avance pour que les entreprises puissent se préparer en conséquence.

Généralement, dit-il, le gouvernement annonce ses couleurs au mois de décembre, mais cette fois-ci, la Coalition avenir Québec (CAQ) est restée muette.

QS en a profité pour réitérer sa revendication de hausser le salaire minimum à 15 $, la seule solution qui permettrait aux travailleurs vulnérables de subvenir à leurs besoins, selon le parti.

Ce serait encore plus avantageux dans un contexte de pénurie de main-d’oeuvre, a ajouté M. Leduc.

Le député solidaire n’a pas voulu dire quelle hausse serait acceptable, mais il a mentionné l’exemple de l’Ontario, où le salaire horaire minimum est à 14 $. En ce moment, le salaire minimum au Québec est à 12 $.

En campagne électorale, la CAQ s’était opposée à la hausse du salaire minimum à 15 $. Le premier ministre François Legault, à l’époque chef de la CAQ, disait craindre que cette mesure nuise à l’emploi.

En entrevue avec le quotidien Le Devoir en décembre dernier, le ministre du Travail Jean Boulet s’était dit « très sensible » à la question du salaire minimum, mais il semblait fermer la porte à l’option du 15 $ l’heure.

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