Frédéric Gaudreau a été nommé commissaire par intérim de l’UPAC

L'UPAC verra entrer son nouveau commissaire entrer en fonction le 3 novembre, après le départ de Robert Lafrenière.
Photo: Jacques Nadeau Archives Le Devoir L'UPAC verra entrer son nouveau commissaire entrer en fonction le 3 novembre, après le départ de Robert Lafrenière.

La ministre de la Sécurité publique, Geneviève Guilbault, a appelé Frédéric Gaudreau à assurer l’intérim à la tête de l’Unité permanente anticorruption (UPAC). Elle en a avisé les partis politiques d’opposition mardi.


M. Gaudreau, qui cumulera les deux postes, entrera en fonction le 3 novembre, après le départ du commissaire actuel, Robert Lafrenière, le 2 novembre.
 

Le policier avait grossi les rangs de l’UPAC en juin 2018, après une carrière à la Sûreté du Québec. Il demeurera en poste jusqu’à la désignation d’un nouveau commissaire à la lutte contre la corruption par, selon le souhait de la Coalition avenir Québec (CAQ), au moins deux tiers des élus de l’Assemblée nationale.

Mme Guilbault entend déposer un projet de loi en ce sens au cours des prochaines semaines.

Robert Lafrenière a annoncé sa démission le jour des élections générales, le 1er octobre prochain, et ce, après une série de revers, dont l’invalidation des mandats de perquisition contre le député Guy Ouellette, dont il avait approuvé l’arrestation il y a près d’un an.
 

Un règne controversé

M. Lafrenière avait été la cible de plusieurs critiques au cours de son mandat.

En septembre, le Directeur des poursuites criminelles et pénales (DPCP) annonçait que l’UPAC n’aurait finalement pas accès aux biens saisis l’an dernier durant l’arrestation du député Guy Ouellette, que l’unité d’enquête soupçonnait d’être à l’origine de fuites de renseignements policiers sensibles dans les médias.

En décembre dernier, les grandes lignes d’un rapport interne accablant sur les relations de travail à l’UPAC avaient été coulées dans les médias.

On y apprenait que le Service de la vérification de l’intégrité des entreprises, dirigé à l’époque par Marcel Forget, était rongé par des relations conflictuelles, des tensions palpables et un manque de confiance des employés envers la direction.