Défait dans Rosemont, Lisée quitte ses fonctions de chef du PQ

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo: Valérian Mazataud Le Devoir Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Le chef du Parti québécois (PQ), Jean-François Lisée, défait dans Rosemont par le solidaire Vincent Marissal, a annoncé vers 23 h qu'il quitte ses fonctions de chef du PQ.

« Le verdict de Rosemont met aussi un terme à l’emploi le plus formidable que j’ai eu, celui de chef du PQ », a lancé M. Lisée lors d'un discours dans lequel il acceptait une grande part des mauvais résultats de son parti.

C’est peu après 21 h 30 que le verdict des électeurs de cette circonscription montréalaise est tombé. L’ancien journaliste Vincent Marissal récoltait à cette heure 35,2 % des votes, contre 29,4 % pour le chef du Parti québécois.

« Je tiens à saluer les citoyens et citoyennes de Rosemont qui […] m’ont offert certaines des plus belles saisons de ma vie. Le verdict de Rosemont met un terme à l’emploi le plus formidable que j’ai jamais eu, celui de chef du PQ. Je prends ma grande part de responsabilité », a-t-il déclaré devant les militants à Montréal.

M. Lisé a félicité François Legault, mais il a aussi lancé quelques flèches à Québec solidaire. « La volonté populaire de choisir la CAQ pour s’assurer de déloger les libéraux était plus forte que tout, il s’agissait d’un courant puissant, irrésistible. Pour l’emporter, il nous fallait remonter les chutes du Niagara à la rame. Nous avons ramé à nous en arracher la peau des mains », a-t-il dit.

« Alors que nous ramions […], d’autres travaillaient dans nos circonscriptions pour nous arracher des rames », a-t-il ajouté. « Si le congrès de Québec solidaire avait accepté notre main tendue, il y a fort à parier que le résultat de ce soir » serait différent, a lancé M. Lisé.

« Nous assumons le choc ce soir, a-t-il glissé, mais nous nous tenons droits et forts, parce que le Québec a encore besoin du Parti québécois ».

La vice-chef Véronique Hivon conserve pour sa part Joliette.

« C’est un bon résultat pour Joliette […] Je le prends comme un geste de confiance », a déclaré Mme Hivon sur les ondes de Radio-Canada, commentant la vague caquiste qui a secoué non seulement sa région de Lanaudière, mais tout le Québec.