Neuf circonscriptions à surveiller

Illustration: Simon Poirier À la suite des élections de 2007, 2008, 2012 et 2014, on observe que 61 circonscriptions n’ont pas changé leur allégeance politique de 2007 à 2014, 9 circonscriptions ont changé d’allégeance à chaque élection, et 40 ont changé à une ou deux reprises.

Une analyse des résultats des quatre dernières élections provinciales a permis d’établir où sont les châteaux forts de chacun des partis, et dans quelle circonscription — parmi les 125 que compte le Québec — la lutte risque d’être la plus serrée.

À quelques jours du scrutin du 1er octobre, les derniers sondages montrent que la CAQ et le PLQ sont à égalité avec chacun 30 % des intentions de vote, suivis par le PQ (20 %) et par Québec solidaire (16 %). Si cette situation se vérifie le soir des élections, un nouveau gouvernement minoritaire pourrait diriger le Québec. Et les circonscriptions dont le résultat est le plus incertain pourraient influer sur la composition de l’Assemblée nationale.

 

Les circonscriptions à surveiller

 

À la suite des élections de 2007, 2008, 2012 et 2014, on observe que 61 circonscriptions n’ont pas changé leur allégeance politique de 2007 à 2014, 9 circonscriptions ont changé d’allégeance à chaque élection, et 40 ont changé à une ou deux reprises.
  




Ce sont les résultats de ces 9 circonscriptions qu’il va falloir surveiller attentivement lundi soir, à savoir Abitibi-Est, Charlesbourg, Dubuc, les Îles-de-la-Madeleine, La Prairie, Montmorency, Portneuf, Rouyn-Noranda–Témiscamingue et Vanier-Les Rivières.


Les circonscriptions baromètres

 

On en profite également pour vous présenter les circonscriptions qui ont voté pour le parti remportant l’élection, une fois, deux fois, trois fois, chaque fois ou jamais. Rappelant que le Parti libéral a remporté les élections en 2007, 2008 et 2014, et que le Parti québécois a remporté le scrutin de 2012.

 



 

On observe que si quatre circonscriptions ont toujours voté pour le parti élu (Argenteuil, Laval-des-Rapides, Saint-François, Sherbrooke), 10 ont toujours voté à côté. Ces dernières sont les circonscriptions de Beauce-Nord, Blainville, Chauveau, Chutes-de-la-Chaudière, Gouin, Groulx, La Peltrie, L’Assomption, Mercier et Nicolet-Bécancour.

 

Il faudra surveiller si les résultats préliminaires de ces circonscriptions baromètres sont un indicateur des résultats du scrutin.

 

Méthodologie

 

Sur les 125 circonscriptions, seules 110 ont été analysées.

 

15 circonscriptions ont été exclues après une étude approfondie des changements effectués à la carte électorale en 2011 et 2017, pour une des raisons suivantes :

  • une nouvelle circonscription a été créée et elle ne correspond pas bien aux limites des circonscriptions précédentes;

  • un redécoupage de la carte électorale a occasionné un changement de plus de 20 % de la population de la circonscription;

  • un redécoupage a occasionné la fusion substantielle de plus de deux circonscriptions.
     

Ces 15 circonscriptions sont Charlevoix–Côte-de-Beaupré, Côte-du-Sud, Drummond–Bois-Francs, Granby, Laviolette–Saint-Maurice, Les Plaines, Matane-Matapédia, Montarville, Mont-Royal–Outremont, Prévost, Repentigny, Rivière-du-Loup–Témiscouata, Sainte-Rose, Saint-Jérôme et Sanguinet.

À noter également qu’à la suite de la fusion entre l’ADQ et la CAQ en 2012, le passage du vote d’un parti à l’autre n’a pas été considéré comme un changement.