La question des vols régionaux d’Air Canada divise les partis

Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée
Photo: Jacques Boissinot La Presse canadienne Le chef du Parti québécois, Jean-François Lisée

Alors que le prix et la qualité des vols d’Air Canada en région continuent de susciter des critiques, les partis proposent des solutions très différentes pour pallier le problème.

« Je veux négocier moi-même avec Air Canada », a déclaré le chef de la Coalition avenir Québec (CAQ), François Legault, dans un discours devant l’Union des municipalités du Québec, vendredi midi, en préconisant des « prix plafonds » pour que les vols soient plus abordables.

Le chef caquiste a ajouté que ce n’était pas « une bonne idée » d’imposer un prix plancher sur les billets d’avion, comme le propose le Parti québécois.

Jean-François Lisée martèle depuis des mois que c’est la chose à faire pour empêcher Air Canada de casser les prix et d’écarter la concurrence. Or, vendredi, il a modifié sa proposition en soutenant que le « gouvernement n’a pas le droit » d’imposer des prix planchers ou des prix plafonds.

Il préconise désormais un « prix de référence » et l’introduction d’un mécanisme pour subventionner les concurrents d’Air Canada. Si on permet à ces derniers d’offrir des billets aux mêmes prix qu’Air Canada, le géant de l’aviation devra, selon lui, respecter le prix de référence et modifier ses pratiques.

Le chef libéral, Philippe Couillard, rejette pour sa part l’idée d’une intervention sur les prix. « La vraie solution, c’est la concurrence », a-t-il dit. Son gouvernement « favoriserait la création de petites sociétés » et soutiendrait financièrement les petites compagnies aériennes déjà existantes.

À son avis, nul ne sert aux chefs de parti de chercher un compromis afin que les consommateurs payent leurs billets moins chers. « C’est illusoire ça. [...] Chacun présente sa position, les gens jugeront », a déclaré M. Couillard. « Ce qu’on sait cependant, c’est que le prix plancher et le prix plafond, c’est impraticable. Ce qu’il faut, c’est introduire de la concurrence. […] C’est ça qui va faire que les prix vont baisser. »

Au moment d’écrire ces lignes, Air Canada n’avait pas répondu à notre demande d’entrevue.

D’autres détails suivront.