Une manifestation devant Radio-Canada réunit plusieurs centaines de personnes

Les groupes ont profité du rassemblement pour tenir un «die-in», une simulation de décès où les personnes présentes se sont étendues sur le sol.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Les groupes ont profité du rassemblement pour tenir un «die-in», une simulation de décès où les personnes présentes se sont étendues sur le sol.

Plusieurs centaines de personnes issues de syndicats, de groupes communautaires et d’organisations écologistes ont manifesté jeudi en début de soirée devant la tour de Radio-Canada, à Montréal, avant la tenue du grand débat des chefs. Ils ont dénoncé les compressions budgétaires gouvernementales et « l’inaction politique » en matière de lutte contre les changements climatiques.
 

La co-porte-parole de Québec solidaire Manon Massé, puis le chef péquiste Jean-François Lisée sont d’ailleurs sortis quelques instants pour venir signer une « déclaration d’urgence climatique » proposée par des groupes environnementaux.

 

« Die-in »

Les groupes ont aussi profité du rassemblement pour tenir un « die-in » (une simulation de décès où les personnes présentes se sont étendues sur le sol) en hommage aux victimes des impacts des bouleversements climatiques.
 

« La gravité de la situation exigeait une démonstration choc, d’où ce « die-in » gigantesque. L’urgence d’agir exige un réveil rapide chez les partis qui traînent encore les pieds et qui n’ont toujours pas de plan à proposer face à la crise climatique », ont affirmé les organisateurs, issus d’une dizaine d’organisations environnementales, dans un communiqué commun.
 

Selon eux, le gouvernement qui sera élu le 1er octobre doit « mettre au centre de toute son action des plans de transition d’urgence pour contrer un effondrement économique, une crise de santé publique, une pénurie alimentaire mondiale, un anéantissement de la biodiversité, et des crises de sécurité nationales et internationales d’ampleur sans précédent ».

 

Engagements

Tous les partis se sont engagés à poursuivre la lutte contre les changements climatiques, mais en se basant sur des stratégies qui divergent selon les formations.
 

Le Parti libéral et la Coalition avenir Québec souhaitent réduire les émissions de gaz à effet de serre de 20 % d’ici 2020, par rapport à 1990, puis de 37,5 % d’ici 2030.
 

Le Parti québécois promet une réduction de 23 % d’ici 2025, par rapport à 1990, mais aussi la mise en œuvre d’une « loi anti-déficit climatique » pour garantir le respect des engagements gouvernementaux.
 

Quant à Québec solidaire, le parti se donne pour objectif de diminuer d’ici 2030 les GES de 48 % par rapport au niveau de 1990, et de 95 % d’ici 2050.
 

Pour le moment, les émissions de gaz à effet de serre du Québec sont en recul d’environ 10 % par rapport à 1990. Et tout indique que la province ratera son objectif pour 2020, selon les plus récentes données disponibles.