Des partis portent plainte contre des graffitis de La Meute

Les graffitis prennent la forme d’une patte de loup blanche avec l’inscription «La Meute vous surveille» et se trouvent sur le trottoir à l’entrée des locaux électoraux.
Photo: Courtoisie Les graffitis prennent la forme d’une patte de loup blanche avec l’inscription «La Meute vous surveille» et se trouvent sur le trottoir à l’entrée des locaux électoraux.

La Coalition avenir Québec (CAQ) et le Parti québécois ont porté plainte à la Sûreté du Québec (SQ) concernant des graffitis du groupe identitaire La Meute devant certains de ses locaux électoraux.

Mardi, tous les partis ont confirmé en avoir été la cible à plusieurs reprises depuis le début de la campagne. Les graffitis prennent la forme d’une patte de loup blanche et se trouvent sur le trottoir à l’entrée des locaux électoraux. 

À Matane, les auteurs des graffitis ont aussi inscrit en rouge « La Meute vous surveille » devant les locaux de la candidate libérale Annie Fournier et du député péquiste sortant Pascal Bérubé. 

À la CAQ, on précise que la plainte porte également sur une campagne d’affiches du groupe d’extrême droite Atalante.

Du côté de la Sûreté du Québec (SQ), on dit être au fait du dossier, sans plus. « C’est sûr que ce sont des actions qui se sont répétées partout au Québec. Est-ce qu’il s’agit d’un méfait ? Il faut prendre le temps d’analyser chacun des dossiers », a signalé le porte-parole Claude Doiron.

Selon l’expert en droit criminel Walid Hijazi, les graffitis peuvent être considérés comme des méfaits seulement s’ils laissent des traces permanentes, ce qui n’est pas le cas pour ceux qui ont été tracés à la craie. Par contre, « s’il y a une répétition de ce type de graffitis, ça pourrait être considéré comme du harcèlement », dit-il.

Du côté de La Meute, on se défend de vouloir faire des menaces. « Ce n’est pas de l’intimidation, c’est tout simplement qu’on veut agir en bons contribuables et passer le message qu’on va surveiller les gens qui s’occupent de politique », a déclaré le porte-parole du groupe Sylvain Brouillette mardi.