Moins d’élèves par classe et davantage d’enseignants, promet QS

Devant l’école Hochelaga, fermée depuis 2012 en raison de son état de vétusté, Manon Massé a annoncé mercredi son plan pour «reconstruire l’école québécoise».
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Devant l’école Hochelaga, fermée depuis 2012 en raison de son état de vétusté, Manon Massé a annoncé mercredi son plan pour «reconstruire l’école québécoise».

Moins d’élèves par classe, davantage d’enseignants et surtout des écoles en bon état, c’est la promesse de Québec solidaire (QS), qui entend investir près de 2 milliards pour se doter entre autres d’une politique nationale d’entretien des établissements scolaires.

Devant l’école Hochelaga, fermée depuis 2012 en raison de son état de vétusté, Manon Massé a annoncé mercredi son plan pour « reconstruire l’école québécoise ».

« [Les libéraux] ont laissé nos écoles publiques pourrir dans la moisissure, ils ont laissé les classes déborder, ils ont laissé les enseignants et enseignantes s’épuiser, ils les ont laissés partir parce que leurs conditions de travail étaient devenues invivables », a dénoncé Mme Massé.

Un gouvernement de Québec solidaire, a-t-elle dit, mettra en place l’école publique du XXIe siècle.

« Le Québec a 15 ans de retard, ça ne sera pas facile de les rattraper, mais c’est possible de le faire si on se donne la peine et qu’on a le courage politique d’aller chercher l’argent et de le mettre là où est notre cœur battant à QS : l’éducation de nos enfants. »

Créer des « milieux de vie »

QS s’engage à investir 1,6 milliard de dollars dans un plan national d’infrastructures pour la rénovation et l’entretien des établissements scolaires.

La formation politique promet aussi de consacrer une somme de 140 millions de dollars pour l’embauche de 2100 nouveaux professeurs, ainsi que 200 millions pour l’embauche de 2300 professionnels, tels que des orthopédagogues, orthophonistes et spécialistes en psychoéducation.

Ces investissements permettront aussi de revoir le nombre d’élèves par classe, a assuré Mme Massé. Elle n’a toutefois pas été en mesure d’avancer des cibles, indiquant que le tout devra faire l’objet de discussions.

Mme Massé estime que cet important investissement en éducation pourra être financé en mettant fin au financement aux écoles privées ainsi que la hausse des impôts aux grandes entreprises.

Avec cet engagement, QS veut que les écoles deviennent « de véritables milieux de vie ». Pour ce faire, a-t-elle martelé, il faudra offrir de bonnes conditions au personnel pour que la profession redevienne attrayante.

« On a un décrochage du côté des enseignantes — ce sont en majorité des femmes — parce que leurs conditions sont exécrables [...]  Elles ont été formées pendant quatre ans et 25 % de ces personnes quittent la profession après sept ans [...] Le pari qu’on fait, c’est qu’en améliorant leurs conditions, ces enseignantes seraient prêtes à revenir », a souligné Mme Massé.