Le système partisan est-il en train de voler en éclats?

Le chef de la CAQ, François Legault, et Martyne Prévost, ancienne candidate péquiste qui porte désormais les couleurs de la CAQ 
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Le chef de la CAQ, François Legault, et Martyne Prévost, ancienne candidate péquiste qui porte désormais les couleurs de la CAQ 

Les pièces se mettent en place sur l’échiquier politique à l’approche de la campagne électorale provinciale, et certaines d’entre elles ont changé de teinte de bleu. D’anciens députés, candidats ou conseillers du Parti québécois (PQ) ont fait savoir au cours des dernières semaines qu’ils défendront désormais les couleurs de la Coalition avenir Québec (CAQ). Un changement de camp qui s’explique en partie par les récents sondages, mais aussi par un réalignement probable des forces politiques au Québec, plaide un politologue.

Les annonces se sont succédé au cours de l’été. En juin, c’était la présentation de Christine Mitton, une ancienne attachée de presse de Jacques Parizeau et de Louise Harel, comme candidate de la CAQ dans Laval-des-Rapides. Presque au même moment, on apprenait dans Le Soleil que Manuel Dionne, l’ancien attaché de presse de Bernard Drainville, se joignait au cabinet du chef François Legault en tant que directeur adjoint des relations médias.

Le mois suivant, c’était au tour de Martyne Prévost, une ancienne candidate péquiste, de retourner sa veste pour porter les couleurs de la CAQ. Puis, début août, l’ex-ministre péquiste Jean-François Simard confirmait qu’il fera partie de l’équipe Legault lors de la prochaine campagne électorale, lui qui avait signé en 2011 le manifeste de fondation de la CAQ, sans représenter le parti depuis.

Les mouvements d’un parti à un autre ne sont pas exceptionnels, et le PQ n’a pas le monopole des défections. On n’a qu’à penser aux ministres libéraux Gaétan Barrette et Dominique Anglade, deux anciens caquistes, ou à la candidate caquiste Marguerite Blais, une ancienne ministre libérale. Les nombreux départs d’ex-souverainistes vers la CAQ, qui mène actuellement dans les sondages, soulèvent néanmoins d’intéressantes questions au sujet des forces en présence, note le professeur de science politique de l’Université Laval Éric Montigny.

« Éclatement » en vue ?

Pendant des décennies, la question de l’indépendance a été au coeur des campagnes électorales provinciales, mais ce ne sera pas le cas cette année, puisque le PQ a décidé de reporter le débat à 2022, fait remarquer le chercheur spécialisé dans l’analyse des partis politiques.

« Traditionnellement, ce qui tenait le PQ ensemble, c’était le ciment de la souveraineté. Et comme il y a une érosion de ce ciment, il ne faut pas se surprendre de voir des gens qui se questionnent sur leur orientation politique. »

M. Montigny croit que l’absence du clivage « oui-non » et la présence de quatre partis politiques pouvant récolter une part considérable du vote feront du scrutin du 1er octobre une élection déterminante, qui pourrait entraîner un « grand éclatement du système partisan québécois ».

« Est-ce que nous sommes dans une période de transition ? Est-ce que le multipartisme va durer ? Ou est-ce qu’on va revenir à une configuration avec deux partis plus forts ? Ça va se décider le 1er octobre mais, manifestement, il y a un changement. »

À son avis, la montée en puissance de la CAQ, vers qui plusieurs candidats affluent désormais, pourrait faire perdre au PQ son statut de parti dominant, ce qui constituerait un changement structurel rarissime. Selon le politologue, il faudrait remonter à la création du PQ en 1968 ou à la fondation de l’Union nationale en 1935 pour trouver des comparables dans l’histoire politique du Québec.

Visions opposées

Dans l’immédiat, le PQ préfère se concentrer sur ses propositions, sans évacuer complètement la souveraineté de son discours. « On ne tentera pas d’interpréter les raisons qui amènent des gens vers d’autres formations politiques », répond par courriel l’attachée de presse de l’aile parlementaire du PQ, Valérie Chamula Pellerin, lorsqu’invitée à réagir aux départs récents d’anciens péquistes pour la CAQ. « Cela dit, les candidates et les candidats du Parti québécois sont des gens de conviction. Lors de la campagne électorale, nous allons proposer des solutions crédibles aux Québécois. »

« Les souverainistes savent que nous nous sommes engagés à mener le Québec à son indépendance en deux mandats, ajoute-t-elle. François Legault, de son côté, a clairement énoncé son intérêt fédéraliste. Il a même dit que le débat sur la question nationale était clos, alors que cette décision appartient démocratiquement à la population du Québec. Les Québécois feront leur choix ! »

La CAQ, elle, ne voit pas de problème avec le fait d’accueillir des candidats du PQ, souvent qualifié de « vieux parti », alors qu’elle souhaite incarner le changement. « La CAQ existe depuis six ans et demi. La plupart des gens qui y militent ont donc déjà milité dans un autre parti, que ce soit l’ADQ, le PQ, le PLQ ou encore un parti au fédéral », fait valoir le porte-parole Ewan Sauves, en soulignant que la CAQ est une « véritable coalition ».

« Les Québécois ne veulent plus parler de souveraineté, poursuit-il. Ils veulent une équipe qui travaille ensemble pour faire plus et faire mieux pour le Québec d’abord, mais à l’intérieur du Canada. Après 15 années de gouvernement libéral, les électeurs constatent que seule la CAQ répond à leurs vraies préoccupations. »

Selon le professeur Montigny, la CAQ est effectivement une coalition, dont le défi sera de faire preuve de cohésion, malgré la diversité des candidats présents autour de la table. « Si des gens se joignent au parti en ne partageant pas les fondements de cette coalition, il peut y avoir des problèmes », note-t-il.

27 commentaires
  • Gilles Bousquet - Abonné 15 août 2018 06 h 10

    Les Québécois ne veulent plus parler de souveraineté

    Parce que le PQ et le Bloc québécois n'a pas parlé favorablement, en la moussant, de souveraineté du Québec, "le Québec un pays", depuis le référendum de 1 995. Un cercle vicieux, très vicieux pour la souveraineté. Le contraire de la saucisse, plus fraiche...parce que, plus de monde en mange.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 août 2018 10 h 15

      @ Gilles Bousquet,

      "Les Québécois ne veulent plus parler de souveraineté" - Gilles Bousquet

      Une petite généralisation de rien du tout.. ..lol!..

      - Peut-être les Québécois seraient-il plutôt écoeurés d'en entendre parler de la manière tordue et contradictoire dont le PQ nous en parle depuis des années? Soit, une indépendance faite par le haut qui ne changerait rien de concret pour améliorer la vie des citoyens ordinaires.

      Christian Montmarquette

  • Christian Montmarquette - Abonné 15 août 2018 06 h 50

    PQ, PLQ et CAQ : Un même dragon néolibéral à trois têtes

    On remarquera que l'article ne mentionne aucun transfuge issu de Québec solidaire, seul véritable parti d'opposition à la droite et au libéralisme. Et que les dits transfuges s'échangent essentiellement, pour ne pas dire uniquement, entre ces trois partis de droite que sont le PQ, le Parti libéral et la CAQ, puisqu'ils n'y a pas de clivage idéologique entre ces trois formations politiques; ce qui permet un passage de l'un à l'autre sans heurt idéologique.

    Nous n'assistons donc pas à la fin d'un système partisan, mais au dévoilement ouvert et décomplexé d'un dragon néolibéral à trois têtes d'un côté, avec Québec solidaire de l'autre.

    Christian Montmarquette

    • Jean-François Trottier - Abonné 15 août 2018 08 h 22

      M.Montmarquette,

      si vos positions n'était pas si extrémistes il y aurait une chance qu'on vous croit. Mais non, vous continuez dans vos exagérations si boursouflées que....

      Vous occupez beaucoup d'espace dans ces pages. On vous lit en poussant de grands soupirs comme avec Martineau, pour savoir quoi ne pas penser... sauf bien sûr les partisans déjà convaincus de la Cause qui vous lisent pour les "bonnes raisons".

      Mettre tous ses adversaires dans le même panier, outre le fait que c'est archi-faux, vous met dans un panier vous-même.
      Comme vos condamnations sont dogmatiques et extrêmes, devinez le nom de votre panier.

      Vos paroles sont aussi rigolotes que celles de certains nationaleux qui crient fort pour le drapeau, tant fédéralistes qu'indépendantistes, comme si un drapeau avait déjà réglé quoi que ce soit.

      Jusque là, rien à dire. C'est pas grave. Des gens qui branlent leur drapeau avec véhémence, hein! Le vôtre est QS, ça ou autre chose...

      Mais voilà, vous prenez beaucoup, beaucoup d'espace, on vous répond, vous vous répandez encore, on vous répond...
      Toujours ces arguments si définitifs, à gros traits, qu'on tombe vite dans la caricature. Cet immense essaim de réponses pour ne pas avancer n'est que de la pollution.

      Vous aimez l'Absolu.
      Absolument cohérent, comme si c'était a priori une qualité...
      Absolument le seul Parti puisque Absolument Tous les Autres bla-bla.
      Absolument Bon le Programme, qui sera appliqué Absolument.

      Non, ce n'est pas un poème.
      Mais comment pouvez-vous espérer seulement qu'on ne vous croit pas Absolutiste ??? On ne voit que ça!

      Si vous avez convaincu des gens, c'est de ne pas vous répondre tellement ça devient platte. Aucune trace d'échange chez vous mais des paroles assénées avec rage. Je le sais, j'ai embarqué dans votre jeu pour que vous vous en preniez à moi plutôt qu'aux autres.

      Hé, "Pour ou Contre QS" est une copie conforme du mode de pensée soviétique à la Brejnev!

      ...et de tous les monothéismes d'

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 août 2018 09 h 58

      @ Jean-François Trottier,

      1 ) Vous me semblez mal placé pour parler d'abus d'espace, puisque votre commentaire trois fois plus long que le mien, ne rentre même pas dans la case prévue du Devoir.

      2 ) Je comprends que l'incohérence ne constitue pas un problème pour vous, puisque vous critiquez mes "exagérations si boursouflées" tout en qualifiant Québec solidaire de "soviétique", histoire d'essayer de faire peur au monde avec ce poussiéreux épouvantail politique .

      3 ) Pour la énième fois, je vous demande de nous dire ce ce que vous trouvez extrémistes dans les engagements 2018 de Québec solidaire:

      Salaire minimum à 15$ de l’heure; un système de pension étatique universel; un revenu minimum garanti; une assurance dentaire pour tout le monde; la réduction de 50% des coûts de transport en commun; la création de Pharma-Québec; le refinancement adéquat des CLSC 24h par jour, 7 jours sur 7; réduction de 12% du salaire des médecins pour atteindre la parité avec l’Ontario; 5% du budget de la santé consacré à la prévention; abolition de l’incorporation des médecins les empêchant ainsi de contourner l’impôt; ratio de 1/30 entre la plus haute et la plus basse rémunération des entreprises recevant de l'aide de l'État; la création d'une banque nationale du Québec; la juste imposition des entreprises; l’augmentation des redevances minières, de l'eau et des ressources naturelles; l’abolition du financement des écoles privées par le système public; la gratuité scolaire des CPE à l'université; la rémunération des stages des étudiants; le retour de la taxe de 0.8% sur les profits des banques et des institutions financières retirée par Jean Charest; l’adoption d’un mode de scrutin proportionnel; la parité hommes-femmes au Conseil des ministres; l’ajout de nouveaux paliers d’impositions; l'installation d'une Assemblée constituante non partisane; l’adoption d'une Constitution du Québec et un référendum sur l’indépendance du Québec.

      Christian Montmarquette


    • Jean Jacques Roy - Abonné 15 août 2018 11 h 17

      “Nous n'assistons donc pas à la fin d'un système partisan, mais au dévoilement ouvert et décomplexé d'un dragon néolibéral à trois têtes d'un côté, avec Québec solidaire de l'autre.” CM

      Très juste votre formule Monsieur Montmarquette, si on l’examine sous l’angle où les orientations socio-économiques et fiscales du PLQ de la CAQ et du PQ se rejoignent, ne se différenciant que sur des modalités pour la “gestion” de l’austérité et les appuis à l’entreprise. En fait, pour l’électorat et les classes populaire, cette fusion idéologique néolibérale entre ces trois partis ne contitue pas un gain... mais plutôt une défaite. Une défaite par rapport aux profonds objectifs de ce que fut la révolution tranquille des années 60 et des grandes mobilisations des années 70.

      Est-ce à dire que le terrain est ouvert pour amorcer une 2ième révolution démocratique et populaire et, du même coup un appel à l’auto-détermination totale du Québec pour son indépendance?

      Il serait osé de dire qu’on est à la veille d’un tel retournement! Rien pourtant n’empêche de comprendre que le Québec aurait tout à gagner de reprendre le fil de l’histoire qui a été effiolé et rompu quelque part entre les années 80 et 2000... En ce sens, qui peut ignorer que QS, parmi les options politiques, est actuellement le principal parti équipé d’un programme et d’orientations aptes à relever ce défi.

    • Hélène Paulette - Abonnée 15 août 2018 11 h 49

      Monsieur Trottier, vous venez de faire l'erreur que nous avons tous fait une fois... J'espère que vous n'avez pas de compte Facebook parce que vous pourriez bien être poursuivi jusque-là.

    • André Joyal - Abonné 15 août 2018 14 h 09

      @Monsieur Trottier: il y a de grandes différences entre «l'ami» Monmarquette et Martineau. Ce dernier ne fait pas de copier/coller, c'est dire qu'il ne répète pas toujours la même chose, aussi il lui arrive d'avoir parfaitement raison et, enfin, parfois,il est drôle.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 août 2018 19 h 35

      À André Joyal,

      Je viens de passer en revu toute cette tribune et je n'ai vu aucun de mes commetaire en copié-collé.

      Trouvez d'autres arguments.

      Et si vous appréciez Richard Martineau..

      Je vous recommade aprticulièrement cette chronique :

      « Je lève mon chapeau à Québec solidaire » - TVA Nouvelles | Publié le 25 avril 2018 - Richard Martineau

      Extrait : «Québec solidaire ne fait pas seulement parler de transparence, ils sont transparents. Ils ne parlent pas des deux côtés de la bouche. Québec solidaire bravo», a déclaré le chroniqueur Richard Martineau dans le cadre de sa chronique «Réveillez-vous» diffusée au Québec Matin."

  • Sylvain Rivest - Inscrit 15 août 2018 06 h 54

    Mais où est l’information et l’objectivitété?

    Wow, toute une défection! Deux attachés de presse, une candidate sans importance et un ministre d’arriere-ban. Pour ce qui est du politicologue Éric Montigny, c’est le conjoint de Marie Grégoire, ancienne adéquiste. j’imagine maintenant l’objectivité. Coudonc, Le Devoir est-il entrain prendre la place de La Presse? Pendant ce temps là on passe sous silence l’equipe Forte du PQ, le militantisme, le projet d’indépendance... Est-ce que Legault vous a promis des subventions?

    J’en connais un qui doit se retourner dans sa tombe.

    • Christian Montmarquette - Abonné 15 août 2018 08 h 38

      À Sylvain Rivest,

      "On passe sous silence.. le projet d’indépendance." - Sylvain Rivest

      ..bin oui..

      Le PQ s'est formellement engagé formellement à "NE PAS" faire l'indépendance au cours du prochain mandat.

      Autrement dit, le PQ est en train de procéder à la "folklorisation" de l'indépendance au Québec.

      Ça fera joli dans les chansons de parler du bon vieux temps où le PQ a déjà été indépendantiste. ..lol!..

      Christian Montmarquette

    • Michel Héroux - Abonné 15 août 2018 09 h 16

      Je trouve votre charge contre Éric Montigny dfe très mauvais goût. Certes, il est le conjoint de Marie Grégoire, et après ? Est-ce que cerla le disqualitfie de sa compétence de politologue ? Enfin, à vous lire, on voit que l'objectivité ne fait vraiment pas partie de vos préoccupations.

    • Hélène Paulette - Abonnée 15 août 2018 11 h 51

      On commence à voir de plus en plus où crèche Brian Myles...

    • Hélène Paulette - Abonnée 15 août 2018 11 h 54

      Monsieur Héroux, s'il vous plaît, ne partez pas de polémique. Aucune charge contre Montigny, simplement une précision, utile de surcroît. On peut aussi manquer d'objectivité en faisant une mauvaise lecture...

    • Tristan Roy - Abonné 15 août 2018 16 h 32

      Éric Montigny était aussi attaché politique et éminence grise de Mario Dumont à l'époque ou il siégeait à l'Assemblée Nationale.

  • Benoît Landry - Abonné 15 août 2018 08 h 01

    Wow toute une analyse....

    Un politologue avec de grandes études qui n'est même pas capable de voir qu'il y a plus de trois partis à l'Assemblée nationale.

    Je comprendrais que cet article soit placé dans la section idée ou Opinion, que cet article soit présenté comme une analyse politique représentant le Devoir, c'est aberrant. J'espère que cela n'augure pas le genre de couverture que le Devoir nous prépare pour la campagne qui s'annonce

    • Dominique Bourget - Abonnée 15 août 2018 09 h 03

      Oui vous avez tout à fait raison, qu'il soit politicologue ou pas, ce texte sent le parti pris à lever le coeur. Pas fort pour le devoir. Ouf!

    • André Joyal - Abonné 15 août 2018 14 h 14

      @Messieurs Héroux etLandry: je suis d'accord avec vous. Même Martineau, il lui arrive d'être plus subtil et plus pertinent. Et,lui, il ne se donne pas le titre de politologue.

  • Jean-François Trottier - Abonné 15 août 2018 08 h 49

    Le grand intérêt de cette élection

    Si l'on prend pour acquis que le prochain gouvernement sera Caquiste, alors je ne vois pas pourquoi je m'intéresserais le moindrement à cette campagne.

    On sait en gros ce qui arrivera dans les trois prochaines années. Reste à connaître la météo, le pointage au hockey et autres faits capitaux de nos vies.

    Pout le moment j'ai plutôt l'impression que c'est une "élection pour rien", et ce n'est pas question de croire que la CAQ et le PLQ sont des jumeaux. Il y a des différences.
    Le PLQ gage sur le capitale international, la CAQ a beaucoup d'amis dans les régions.
    Le PLQ est blasé, utilise des vieux trucs politiques à répétition, se moque complètement de l'opinion publique 3 années sur 4.
    LA CAQ va utiliser de nouveaux vieux trucs, qu'on n'a pas vus depuis peut-être 60 ans au Québec. Famille et patrie. loi et ordre ont été rangées au boules à mites depuis longtemps.

    La plus sensible nouveauté est que la CAQ croit réellement pouvoir diriger le gouvernement comme une PME. "C'est simple, y a qu'à...",
    C'est ce qu'en France ils appellent les "Yakas". Ici on pourra dire Yacakistes. Bof.

    Non, aucun intérêt si la tendance se maintient.

    Toutefois il reste un tout petit point sur lequel j'aimerais attirer l'attention. Un point à un million seulement.

    Puisque l'indépendance n'est pas un enjeu, alors les anglophones devraient se diviser autrement que depuis 50 ans, non ?

    Il est proprement impossible que, sans la moindre notion d'urgence, un million de personnes votent toutes de la même façon.
    Du moins dans un environnement normal.

    Alors une fois qu'ils auront voté tous du même bord, ce serait bien qu'on s'interroge un peu sur cette réalité.

    1. Est-ce que le Québec est un "environnent normal" ?
    2. S'il y a urgence, où est-elle?
    3. Sinon, qu'est-ce qu'on attend pour passer la communauté à la loupe pour comprendre ce mouvement dépassant de loin l'individu ? Si ÇA, c'est pas un fait social, rien n'est un fait social!