François Legault mise tout sur le 450

François Legault, le chef de la CAQ.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir François Legault, le chef de la CAQ.

Mascouche et Sainte-Thérèse — François Legault a entamé lundi sa dernière journée de campagne — tout entière dédiée à conquérir la rive nord du 450 — en corrigeant pour la deuxième fois en deux jours un de ses déclarations. Ainsi Pierre Péladeau n’a-t-il pas fait faillite, comme il l’avait affirmé dimanche, mais il a connu des «échecs», a dit M. Legault.

«Je me rappelle qu’il a investi dans le Philadelphia Journal et que ça s’est très mal terminé, a expliqué le chef de la CAQ en point de presse à Mascouche. Il y a eu aussi le Montreal Daily News. Je faisais allusion à ces deux échecs, pas à une faillite.»
 
Dimanche, M. Legault avait dû défendre le dossier de 14 de ses candidats, dont il a été révélé qu’ils ont déjà fait faillite dans le passé. Au départ, M. Legault a affirmé qu’il y avait moins que 14 candidats touchés. Il a rectifié le tir plus tard.
 
M. Legault n’était au courant que pour 3 des 14 candidats (ceux qui ont fait des faillites d’entreprises), mais il a affirmé que son équipe savait que les 11 autres ont fait une faillite personnelle entre 1988 et 2011.
 
Or, dans ses explications, le chef de la CAQ a aussi cité l’exemple de Pierre Péladeau, qui «a fait une faillite» et qui s’en est relevé. Québecor n’a pas apprécié cette allusion. La compagnie a publié deux messages Twitter en soirée, pour dire que c’était faux et que M. Legault tentait de «travestir l’histoire».
 
Après avoir précisé lundi qu’il faisait référence à des échecs de M. Péladeau, François Legault a maintenu qu’il «faut arrêter d’avoir peur de l’échec. C’est grâce à l’échec qu’on devient plus fort».
 
Le 450

Avec des arrêts prévus à Mascouche, Sainte-Thérèse, Saint-Jérôme, Saint-Eustache, Mirabel, Terrebonne et Laval, la caravane caquiste passera toute la dernière journée de campagne à tenter de convaincre les électeurs du 450 de voter Legault mardi.
 
En se demandant ce que Jean Charest et Pauline Marois font à Québec lundi (pour la journée «J’ai ma pelle»), M. Legault a dit vouloir «gagner le 450». «On fait sept circonscriptions aujourd’hui parce que c’est ce qui va faire la différence pour avoir un gouvernement de la CAQ mardi soir.»
 
M. Legault a refusé de dévoiler le seuil minimal de sièges qu’il espère remporter. À Québec, il a déjà dit s’attendre à un «balayage» de la CAQ. «Nos indications nous montrent qu’on est capable d’avoir un gouvernement de la CAQ si le 450 vote pour nous et je pense qu’il y a de bonnes chances que ça arrive. C’est pour ça que je vais mettre toutes Mes énergies ici.»
 
Le chef de la CAQ a estimé avoir mené une campagne «au-delà de ses espérances», et n’a pu identifier une seule erreur commise. Au chapitre de ses bons coups, il a parlé de ses candidats vedette (Jacques Duchesneau, Gaétan Barrette, Maud Cohen), et surtout du fait que «les gens ont discuté des idées qu’on a mises sur la table». «On n’a rien retenu de ce que les deux vieux partis ont proposé», estime-t-il.
 
Le Devoir