En bref - Les transfuges n'ont pas leur place en politique, croit Claude Béland

Alors qu'un autre député du Parti québécois a décidé, la semaine dernière, de se joindre à la Coalition avenir Québec, le président du Mouvement démocratie et citoyenneté du Québec (MDCQ) croit que les transfuges n'ont pas leur place dans le système politique québécois.

Claude Béland explique que lors des États généraux sur la réforme des institutions démocratiques, qu'il a présidé en 2003, certains citoyens ont reconnu voter en fonction de la personnalité du candidat dans leur circonscription. Toutefois, beaucoup d'autres choisissaient d'abord un parti, alors que d'autres votaient en fonction du chef de parti qu'ils désiraient voir devenir premier ministre. Ainsi, M. Béland estime qu'il est faux de croire que les gens choisissent un député uniquement pour sa personnalité. Un député qui décide de quitter son parti risque fort bien de contredire la volonté de la majorité des électeurs, ce qui est le fondement de la démocratie, selon M. Béland.

Le président du MDCQ croit que lorsqu'un député estime qu'il ne peut plus fonctionner dans un parti, il doit carrément démissionner afin de donner le dernier mot aux électeurs. M. Béland affirme que de tel changements nuisent à la crédibilité des institutions démocratiques et illustrent l'importance de réformer le mode de scrutin.
 
1 commentaire
  • - Abonnée 16 janvier 2012 11 h 08

    Qui ne dit mot consent…

    Carrément démissionner est un peu fort…

    Quand, par exemple, comme élu vous prenez conscience du degré de corruption de votre parti, votre devoir comme député ayant conscience des faits, serait de sortir de votre parti politique et de siéger, en attendant les prochaines élections, comme indépendant. Restez silencieux c’est consentir implicitement.