La mairesse Gracia Kasoki Katahwa prête main-forte aux vaccinateurs

Gracia Kasoki Katahwa a pratiqué la profession d’infirmière à l’Hôpital général juif, en plus d’occuper des postes de gestion dans le réseau de la santé et de siéger au conseil d’administration de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.
Photo: Marie-France Coallier Le Devoir Gracia Kasoki Katahwa a pratiqué la profession d’infirmière à l’Hôpital général juif, en plus d’occuper des postes de gestion dans le réseau de la santé et de siéger au conseil d’administration de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec.

La mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Gracia Kasoki Katahwa, a repris pour quelques heures son ancien rôle d’infirmière afin de vacciner des citoyens contre la COVID-19 dans une clinique « éphémère » aménagée au centre communautaire Saint-Raymond mardi.

Le premier patient à tendre son bras à la mairesse était son collègue et conseiller municipal Peter McQueen, venu chercher sa troisième dose. « La mairesse a bien fait ça, mais elle avait l’air plus nerveuse que moi. Je comprends. Même si elle l’a fait souvent dans sa vie, elle ne l’avait pas fait récemment », a commenté l’élu, qui a encouragé ses concitoyens à se faire vacciner.

Gracia Kasoki Katahwa semblait ravie de se replonger dans le rôle d’infirmière qu’elle connaît bien. D’origine congolaise, l’élue a pratiqué la profession d’infirmière à l’Hôpital général juif, en plus d’occuper des postes de gestion dans le réseau de la santé et de siéger au conseil d’administration de l’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec (OIIQ). Élue le 7 novembre dernier à la mairie de l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, elle a complètement changé d’univers en sautant dans l’arène politique.

Elle voit tout de même des similitudes entre le travail d’infirmière et ses nouvelles fonctions de mairesse. Ces deux métiers requièrent de l’écoute, de l’empathie et une capacité à trouver des solutions, a-t-elle fait valoir. « On a toujours fait le pari, dans la profession infirmière, que les infirmières avaient les habiletés politiques pour avoir ce type de poste, et je le constate », a expliqué l’élue, qui a dû suivre une formation pour se remettre à la vaccination.

Cliniques éphémères

 

Gracia Kasoki Katahwa prêtait main-forte aux vaccinateurs du CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal qui, au cours des prochaines semaines, se déplaceront dans plusieurs quartiers du territoire afin de faciliter l’accès aux vaccins. Des cliniques de vaccination éphémères, comme celle du centre communautaire Saint-Raymond, qui n’a été ouverte qu’une journée, seront accessibles au cours des prochaines semaines. Le 4 février, une clinique s’installera temporairement au Centre William-Hingston. Les vaccinateurs iront aussi dans une synagogue du Mile-End cette semaine.

« On veut être proches de la population, s’assurer qu’on atteint les gens là où ils sont », a expliqué Lucie Tremblay, directrice des soins infirmiers et de la vaccination au CIUSSS du Centre-Ouest-de-l’Île-de-Montréal. « Il demeure des poches de population qui n’ont pas encore eu leur vaccin, qui sont en attente de la deuxième ou troisième [dose]. »

Selon les données publiées par la Direction régionale de la santé publique de Montréal, la proportion des personnes « adéquatement vaccinées » à Montréal atteint 83 % (87 % chez les personnes de 5 ans et plus). Dans l’arrondissement de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, ce taux atteint 76,6 %.

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