Denis Coderre dévoilera la liste de ses clients s’il est élu

Denis Coderre n’en démord pas. Le candidat à la mairie de Montréal a à nouveau refusé lundi de dévoiler ses revenus et il a même admis avoir eu, au cours des quatre dernières années, d’autres mandats que ceux déjà connus.

Comme il l’avait fait la veille, le chef d’Ensemble Montréal a invoqué la confidentialité des ententes qu’il a signées entre 2017 et 2021 pour demeurer discret sur ses engagements professionnels. « Mais aussitôt qu’on va être élus, comme la loi le dit, je vais déposer tout ça et il n’y aura aucun conflit d’intérêts. À chaque fois qu’il va se passer quelque chose et s’il y a un revenu par rapport à un mandat qui aurait été déposé, je vais me retirer », a-t-il expliqué lundi. « C’est une question d’éthique professionnelle. Je respecte la signature que j’ai faite. »

Denis Coderre a notamment été à l’emploi de Stingray Digital à compter de 2018. Or, le chef de direction de cette entreprise, Eric Boyko, est aussi impliqué dans le Groupe de Montréal, qui milite pour le retour du baseball dans la métropole. Le chef d’Ensemble Montréal a également agi comme conseiller auprès de la Fédération internationale de l’automobile (FIA), siégé au conseil d’administration d’Eurostar à l’invitation de la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) et travaillé pour le studio Felix & Paul et pour la Fondation de l’Hôpital général juif.

M. Coderre a reconnu avoir eu d’autres engagements, mais il n’a pas voulu en dévoiler la teneur. « J’ai eu d’autres mandats et ces mandats-là, je vais les sortir en temps et lieu », a-t-il dit.

Le chef d’Ensemble Montréal l’admet lui-même : sa rémunération a été bien supérieure à celle de sa principale adversaire. « Est-ce que j’ai gagné plus cher que la mairesse ? Oui, je vous le confirme. Je ne viens pas pour une question d’argent, mais parce que j’aime Montréal », a-t-il soutenu.

« faire le ménage »

Valérie Plante a pour sa part rendu publiques ses déclarations de revenus. Elle a touché 180 000 $ annuellement au cours des quatre dernières années et perçu environ 35 000 $ en revenus de location.

M. Coderre a fait ces commentaires lundi à l’occasion d’un point de presse portant sur ses engagements en matière de propreté. Comme il l’avait annoncé en septembre, une administration Coderre-Gelly créerait un fonds afin de soutenir les arrondissements dans les opérations de nettoyage des lieux publics et des graffitis, qui seront retirés dans un délai de 24 heures. « Si on veut recevoir la visite, il faut faire le ménage », a-t-il dit. « On comprend que la propreté, c’est l’affaire de tous, mais on veut se donner des outils pour s’assurer que cette ville reprenne un petit peu de sa superbe. »

Est-ce que j’ai gagné plus cher que la mairesse ? Oui, je vous le confirme.

Des rabais pour tenter de garder les familles à Montréal

Valérie Plante propose d’instaurer un taux de taxation différencié pour le secteur résidentiel, taux qui serait inférieur pour la première tranche de valeur de 500 000 $ d’une propriété. Pour une résidence de 514 000 $, par exemple, cette mesure se traduirait par une économie de 450 $ par année. La différence serait absorbée par les propriétaires les mieux nantis. « La classe moyenne a besoin de souffler, et on veut qu’elle demeure à Montréal », a indiqué Valérie Plante lundi.

 

La cheffe de Projet Montréal a réitéré son intention de réduire de moitié les tarifs de la Société de transport de Montréal pour les jeunes de 12 à 17 ans, ce qui représenterait une économie annuelle de 648 $ pour une famille comptant deux adolescents.



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