Valérie Plante promet 500 millions $ pour le REM de l’Est

L’implantation du REM de l’Est continue d’inquiéter les citoyens, estime la chef de Projet Montréal.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir L’implantation du REM de l’Est continue d’inquiéter les citoyens, estime la chef de Projet Montréal.

Valérie Plante se dit prête à consacrer 500 millions $ pour le Réseau express métropolitain (REM) de l’Est afin de financer les aménagements urbains qui seront nécessaires à la réalisation de ce projet de transport. Mais la mairesse sortante presse la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) à poursuivre l’étude d’options souterraines au centre-ville et dans l’axe de la rue Sherbrooke Est.

L’implantation du REM de l’Est continue d’inquiéter les citoyens, estime la chef de Projet Montréal. La construction de structures aériennes dans l’Est du centre-ville, le long de la rue Notre-Dame et au-dessus de la rue Sherbrooke Est suscite des préoccupations chez les riverains. Même si CDPQ Infra a écarté l’option d’un REM souterrain sur toute sa longueur au centre-ville, Valérie Plante souhaite que ce scénario fasse l’objet d’analyses supplémentaires.

« La solution pour le centre-ville reste à trouver. On n’a pas encore vu le modèle aérien », a fait valoir Éric Alan Caldwell, candidat de Projet Montréal dans le district d’Hochelaga. « On souhaite que les études se poursuivent concernant le souterrain. On sait que c’est techniquement faisable et on compte beaucoup sur le travail du comité d’experts. » Le rapport des experts mandatés par CDPQ Infra n’a pas encore présenté ses recommandations à cet effet.

La semaine dernière, La Presse avait révélé qu’un rapport d’experts commandé par l’arrondissement de Mercier-Hochelaga-Maisonneuve proposait un scénario alternatif pour le tronçon situé dans l’axe de la rue Sherbrooke Est. Il suggérait notamment que le REM soit construit en souterrain sous la rue Sherbrooke Est et qu’une gare intermodale soit aménagée à la station Radisson de la ligne verte du métro.

Projet Montréal dit vouloir une « intégration exemplaire » du REM de l’Est car, contrairement au REM de l’Ouest, il s’implantera dans des milieux très urbanisés. « On veut que ce soit un projet intégré qui soit présenté à la population, pas un projet de transport qui serait suivi d’un projet de ville comme c’est arrivé dans le REM 1.0 », indique M. Caldwell.

Projet Montréal demande aussi que le REM de l’Est soit prolongé vers Rivière-des-Prairies où l’offre de transport est limitée à l’heure actuelle.

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