Le tourisme au menu du premier débat Plante et Coderre

Au cours du débat, Valérie Plante a accusé son adversaire de mener une campagne négative au sujet de Montréal et Denis Coderre a, pour sa part, mis en doute la capacité de l’administration de Projet Montréal de gérer les finances de la Ville.
Photo: Jacques Nadeau Le Devoir Au cours du débat, Valérie Plante a accusé son adversaire de mener une campagne négative au sujet de Montréal et Denis Coderre a, pour sa part, mis en doute la capacité de l’administration de Projet Montréal de gérer les finances de la Ville.

Les deux principaux candidats à la mairie de Montréal ont croisé le fer jeudi alors qu’ils participaient à un débat organisé par Tourisme Montréal. La mairesse sortante Valérie Plante a accusé son adversaire Denis Coderre de mener une campagne négative au sujet de Montréal. Denis Coderre a pour sa part mis en doute la capacité de l’administration de Projet Montréal de gérer les finances de la Ville.

Le débat animé par Paul Arseneault, professeur de marketing à l’UQAM, s’est déroulé de façon courtoise, même si à certaines occasions, les échanges ont été plus vifs.

« Je n’ai pas une vision défaitiste. C’est sûr qu’il y a toujours place à amélioration, mais vous ne m’entendrez jamais dire que Montréal est sale, que Montréal est dangereuse ou que Montréal est en faillite » , a lancé Valérie Plante à l’intention son rival qui, la veille, avait soutenu que la ville était sale. « Pour moi, c’est vraiment porter ombrage à ce que tout le monde fait dans leurs différents secteurs pour pousser Montréal et la mettre de l’avant. »

« Il ne faut pas se mettre la tête dans le sable », a rétorqué Denis Coderre. « Quand vous admettez un problème, vous êtes en mesure de vous en occuper. »

Plus tard, Valérie Plante a reproché à son adversaire de mentir concernant la situation financière de la Ville. Dans une récente entrevue accordée à Radio-Canada, Denis Coderre a affirmé Montréal était sur le point d’être décotée par les agences de notation.

Ce commentaire a déplu à Denis Coderre qui a demandé à la mairesse sortante de faire preuve de « dignité ». « Il faut commencer par comprendre ce que c’est la gestion des finances publiques. »

Il a expliqué que certaines agences de notation limitaient le taux d’endettement à 120 % et que la Ville avait atteint cette limite sous l’administration Plante. « Ça veut dire qu’avec l’endettement de l’agglomération, de la STM et de la Ville, on est rendus à 18,4 milliards $. […] La seule raison pour laquelle on était en bonne santé financière, c’est parce qu’on avait subventions du gouvernement du Québec », a-t-il dit en soutenant qu’il faudrait reprendre en mains les finances de la Ville.

Des terrasses chauffantes

Les deux candidats se sont toutefois entendus pour dire que la relance du centre-ville était essentielle. Et tous deux se sont déclarés en faveur de terrasses chauffantes pour allonger la saison des restaurateurs. « J’ai toujours été impressionné par les terrasses chauffantes à Stockholm. Assumer la nordicité de la ville, c’est une bonne chose », a commenté M. Coderre. Pour sa part, Valérie Plante a indiqué qu’un projet-pilote de terrasses chauffantes était prévu cet hiver dans l’arrondissement de Ville-Marie.

La question des Airbnb a aussi été évoquée. Denis Coderre estime qu’il faudrait davantage d’inspecteurs sur le terrain pour faire appliquer les règles de contrôle. Valérie Plante juge elle aussi qu’un nombre accru d’inspecteurs serait souhaitable. Elle a aussi suggéré que les amendes soient haussées pour les contrevenants.

Les deux candidats participeront à un autre débat le 29 septembre prochain à l’invitation du Conseil des relations internationales de Montréal (CORIM).

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