Valérie Plante recrute Dominique Ollivier

L’ex-présidente de l’OCPM sera candidate dans le district du Vieux-Rosemont avec Projet Montréal.
Photo: CNW Telbec L’ex-présidente de l’OCPM sera candidate dans le district du Vieux-Rosemont avec Projet Montréal.

Quelques jours après avoir démissionné de son poste de présidente de l’Office de consultation publique de Montréal (OCPM), Dominique Ollivier saute dans l’arène politique et tentera de se faire élire comme conseillère de ville dans le district du Vieux-Rosemont avec Projet Montréal le 7 novembre prochain.

La chef de Projet Montréal, Valérie Plante, entend confier à Dominique Ollivier la présidence de son comité exécutif si elle est reportée au pouvoir cet automne. Ce poste était occupé depuis 2017 par le maire du Sud-Ouest, Benoit Dorais.

En entrevue au Devoir, Dominique Ollivier a affirmé que la politique active ne figurait pas dans ses plans. C’est Valérie Plante qui l’a récemment contactée pour lui proposer de se joindre à Projet Montréal et lui offrir le poste de présidente du comité exécutif. « Quand on nous fait une proposition pareille de passer à l’action, il faut certainement se donner le temps de réfléchir », a estimé Mme Ollivier.

Après avoir discuté avec Mme Plante et consulté le programme du parti, Dominique Ollivier a finalement accepté l’invitation et démissionné de son poste de présidente de l’OCPM « pour préserver la neutralité de l’institution ». « Honnêtement, après avoir joué un rôle consultatif pendant 12 ans, ça me tentait de passer à l’action », a-t-elle confié.

Mme Ollivier habite le Plateau-Mont-Royal, mais soutient bien connaître l’arrondissement de Rosemont-La Petite-Patrie, compte tenu des emplois qu’elle a occupés auparavant.

Détentrice d’une maîtrise en administration publique, Mme Ollivier a occupé diverses fonctions au sein de cabinets du gouvernement du Québec ainsi qu’au cabinet du chef du Bloc québécois de 2001 à 2006. Commissaire à l’OCPM pendant cinq ans, Dominique Ollivier avait été nommée présidente de cet organisme en 2014.

Coderre mise sur la sécurité

De leur côté, les membres d’Ensemble Montréal ont entériné, dimanche, la plateforme électorale du parti. Celle-ci sera rendue publique dans les prochaines semaines.

Lors d’un point de presse, le candidat à la mairie de Montréal Denis Coderre a indiqué que sa formation politique proposerait une « stratégie de vigilance » afin de ramener un sentiment de sécurité à Montréal à la suite des nombreuses fusillades survenues au cours des derniers mois. « Il faut sécuriser les citoyens, mais en même temps, il faut s’assurer qu’on combat le crime », a dit le candidat à la mairie, qui reproche à l’administration Plante de manquer de clarté dans sa gestion des enjeux de sécurité et d’entretenir le flou concernant le désarmement de certains policiers.

S’il salue la collaboration entre la Sûreté du Québec et le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) dans la lutte contre la violence par armes à feu, il estime que le SPVM est mieux placé pour s’occuper du dossier : « Il ne faudrait pas qu’on ait l’impression qu’on est en tutelle 

Denis Coderre renonce par ailleurs à son idée d’autoriser la construction d’immeubles plus hauts que le mont Royal, une proposition évoquée dans son livre Retrouver Montréal qui lui avait valu de vives critiques de la part des défenseurs du patrimoine.

Selon lui toutefois, un débat sur la densité s’impose afin d’assurer l’abordabilité des logements et de contrer l’étalement urbain. « C’est un facteur de développement durable. On doit bâtir en hauteur pour empêcher l’étalement urbain. On appelle ça de la densité douce et intelligente. Ça veut dire que ce n’est pas un one size fits all [sur tout le territoire montréalais]. »

Comme il l’avait déjà mentionné en se lançant dans la course à la mairie, Denis Coderre compte remettre en question le règlement pour une métropole mixte, aussi connu sous le nom de règlement 20-20-20. « Cette méthode rigide fait en sorte qu’il y a plus de monde qui vont aller construire ailleurs. »

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